Jeudi 24 septembre 2009

Film français de Jacques AUDIARD
avec
Tahar RAHIM, Niels ARESTRUP, Adel BENCHERIF

 Jacques Audiard, Tahar Rahim dans Un prophète (Affiche)

RESUME
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena arrive en Centrale, seul au monde, plus fragile que les autres détenus.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau

 Tahar Rahim, Jacques Audiard dans Un prophète (Photo)

CRITIQUE
 Peu de films français ont la faculté à vous retourner les sens, à vous réconcilier avec celui-ci. 
"Un prophète" prouve que c'est possible. Le nouveau film de J.AUDIARD est une véritable pépite d'or qu'on prend le temps d'observer, d'admirer sous toutes les coutures avant de vous exploser en plein visage.

L'une des grandes forces du cinéma d'Audiard vient du fait qu'il est au plus près des personnages, il ne veut pas de surenchère, il ne cherche que le vrai, le brut, celui que chaque homme ou femme a en lui et qui bouillonne de l'intérieur.
 
Pour "Un prophète", le réalisateur nous plonge dans le monde des prisons où la vie d'un "nouveau" peut vite basculer, ce n'est qu'un mouton égaré au milieu de loups sauvages.
Mais la prison va être le lieu où le héros (Malik) va apprendre à courber l'échine pour mieux se relever et faire comprendre à qui veut l'entendre que le vrai patron c'est bien lui. 
Pourtant, que d'humiliations subies des Corses mais aussi du clan des Arabes, que de "missions" exécutées au risque de sa vie pour n'être pas sûr au final de pouvoir survivre à ce lieu.

Tout ce que subi Malik, il le prend sans détour car chaque chose reçue n'est que bonus. Chaque mission est une rencontre possible avec un frère et de là, un pacte dont le bénéfice est valable aussi bien pour Malik que pour son interlocuteur.
Malik observe les codes et les règles, écoute les conseils du clan des Corse pour mieux les retourner contre eux, exécute les missions sans rien dire pour au final sortir de prison tel un roi accompagné de sa cour.

Chaque personnage que rencontre Malik peut être vu comme une nouvelle étape dans son parcours.
On a le fantôme de l'homme qu'il a tué au début pour le compte des Corses et qui ne disparaîtra que lorsque Malik aura réussi sa propre mission, ce fantôme semble être son double.
César, le chef du clan Corse que Malik va "apprivoiser" pour mieux le détruire, l'humilier et ainsi devenir le "patron" entouré de ses sbires.
Jordi et Ryad qui correspondent à la mise en place dans et en dehors de la prison du business de Malik.

Le cinéma d'Audiard aime sublimer ses acteurs et "Un prophète" ne déloge pas à la règle avec en point d'orgue la découverte d'un jeune acteur totalement inconnu : Tahar RAHIM. Il est intense, émouvant, dur, c'est l'acteur parfait.
Quand aux reste du casting, on retrouve des habitués de chez Audiard et un certain Niels ARESTRUP, acteur rare mais ô combien monstrueux et il nous le prouve encore une fois avec ce rôle de chef de clan.

A la fin des années 80 - début 90, L.BESSON avait jeté un pavé avec son cinéma ambitieux, novateur qui ne plaisait pas du tout aux professionnels.
Aujourd'hui, J.AUDIARD est sans conteste le réalisateur français le plus intéressant, le plus intelligent mais aussi le plus novateur. 
Le cinéma français avait besoin d'un souffle nouveau, il l'a trouvé !

 Niels Arestrup, Jacques Audiard dans Un prophète (Photo) 

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 15 septembre 2009

Film américain de Shane ACKER
avec les voix de
Eljah WOOD, Jennifer CONNELLY, Crispin CLOVER, Martin LANDAU, Christopher PLUMMER, John C.REILY

 Shane Acker dans Numéro 9 (Affiche)

RESUME
Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, incapables de s'opposer aux machines. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. 

 Shane Acker dans Numéro 9 (Photo)

CRITIQUE
Les films d'animations ne sortant pas de chez Pixar, Walt Disney ou encore Dreamworks sont plus que rares dans le paysage américain. D'un point de vue personnel, je trouve cela regrettable car cela empêche l'émergence d'un autre type d'animation plus axé vers un public adulte comme sait si bien le faire l'animation japonaise.
Heureusement, grâce à des personnes comme Tim BURTON au poste de producteur et de Shane ACKER en tant que réalisateur, on a enfin droit à autre chose que le monde parfait, édulcoré que nous propose Pixar et ses concurrents.

Dès le départ, on prend conscience que "Numéro 9" va emmener le spectateur dans un univers en total rupture avec ce que nous offre en général l'industrie hollywoodienne.
On se retrouve dans un monde apocalyptique où la race humaine n'est plus, tout est ruine. Le ciel n'a plus la couleur de la vie, il est devenu sombre avec des pointes de couleur ocre comme si celui-ci contenait tout le sang versé par les hommes dans leur lutte perdu d'avance contre les machines.
Les thèmes abordés par "Numéro 9" sont intéressants et le traitement qui en est fait est assez juste même si on aurait aimé que S.ACKER aille un peu plus loin dans sa réflexion sur le rapport homme/machine qui est le point central du film.
Concernant l'histoire et contrairement à des personnes avec qui j'ai discuté du film, je ne trouve pas le scénario mauvais, il est bien construit et les 9 petites machines ont des comportements loin dénués d'intelligence.
Il est vrai que le déroulement de l'histoire est assez simple mais ne l'est-il pas également chez de nombreux Pixar et autres.

D'un point de vue technique, "Numéro 9" est une pure réussite et n'a rien à envier aux autres films d'animations. Le rendu graphique est superbe, l'environnement que nous propose le réalisateur nous scotche au siège et la sensation d'être en pleine apocalypse est bien présente du fait d'une architecture, de décors totalement en adéquation avec l'ambiance du film.
Il en va de même avec les différentes palettes de couleurs.
Quand aux petites machines, elles sont attachantes non pas par leur allure mais par la volonté qu'elles ont à vouloir affronter les autres machines qui les empêchent de vivre. Le combat semble perdu d'avance comme quand les hommes ont voulu rattraper leur erreur en mettant fin au règne des machines qu'ils avaient eux-mêmes fabriqués.

L'une des réussites de "Numéro 9" vient également de la qualité des scènes d'actions qui jalonnent le film. Leurs rythmes est très soutenus, la caméra ne lâche rien et on a droit à quelques moments d'une rare intensité.

  Grâce à "Numéro 9", Shane ACKER réussit à faire de son film d'animation un film d'anticipation très agréable malgré quelques faiblesses qui seront pour sûr gommées lors de son prochain film.

 Shane Acker dans Numéro 9 (Photo)

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Vendredi 7 août 2009

Film américain, britannique de Tony SCOTT
avec
Denzel WASHINGTON, John TRAVOLTA, Luis GUZMAN, John TURTURRO

Production : 2009

Sortie : 29 juillet 2009

 Tony Scott dans L'Attaque du métro 123 (Affiche)

RESUME
Walter Garber est aiguilleur du métro à New-York et va se trouver confronter à une prise d'otage dans la rame Pelham 123 par un criminel se nommant Ryder.
Il menace avec l'aide de ses complices d'éxécuter les otages si une rançon ne lui parvient pas.

 Denzel Washington, Tony Scott dans L'Attaque du métro 123 (Photo)

CRITIQUE
Le cinéma de T.SCOTT n'a plus vraiment de secrets pour les spectateurs avertis, les cinéphiles et son nouveau film ne déloge pas à la règle.
Mais à force de livrer toujours la même recette, celle-ci devient de plus en plus indigeste étant donné le manque d'originalité flagrant du réalisateur.
Pourtant, le cinéaste semble avoir la confiance des studios sûrement parce qu'il rempli le cahier des charges du film d'action aseptisé pour l'été : histoire simple, réalisation nerveuse, duel entre un bon et un méchant. 

Revenons sur cette fameuse attaque du métro.
Première chose qui ne fonctionne plus chez SCOTT, c'est justement cette réalisation idéale pour la durée d'un clip mais qui sur un long-métrage devient vite insupportable. Tous ces changements de cadre, ces accélérations de rythme incessants censés amener une tension sont un supplice pour nos rétines. Vouloir faire une réalisation stylée est une chose mais la maîtriser sur 1H30/2H en est une autre.
"DOMINO" avait montré les limites mais pour T.SCOTT, on pouvait encore aller plus loin, mal lui en a pris.

 Après la réalisation, le constat est le même pour ce qui concerne la lumière. On se croit plongé dans un épisode des "EXPERTS"  ou dans les clips de hip-hop sponsorisés par MTV.
En résumé, des couleurs hyper flashy et si vous avez des lunettes de soleil avec vous, mettez les avant de rentrer.
Bien entendu, cela est peut-être exagéré mais quand on veut installer une ambiance de prise d'otage dans un tunnel qui doit amener une tension palpable chez le spectateur, ce n'est pas exactement à quoi on s'attend.

Vous l'aurez compris, techniquement, "L'ATTAQUE DU METRO 123" n'est pas un modèle du genre mais malheureusement, les erreurs ne s'arrêtent pas là.
La base de l'histoire est classique mais le danger dans ce genre de film est que sa réussite passe en premier sur le traitement qu'il va être fait de la relation entre les personnages qui "s'affrontent" à chaque bout du téléphone.
Et là encore, les scénaristes nous livrent un duel asypite qui ne prend jamais son envol, les discussions entre WASHINGTON et TRAVOLTA sont d'un ennui mortel et comme à chaque fois, on a droit à notre petite parenthèse religieuse.
Quand à la fin, une ligne est on n'en parle plus, tel devait être la ligne directrice de ses scénaristes chevronnés.

A la vision de ce film, on est en droit de se demander si T.SCOTT a vraiment eu envie de faire ce film ou si du moins, il a lu le scénario car on frisse l'indigestion.
Pour faire simple, ce film est une véritable bouse malgré tout le talent de D.WASHINGTON.

 John Travolta, Tony Scott dans L'Attaque du métro 123 (Photo)

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mercredi 5 août 2009

Film britannique, français, belge et australien de Fabrice DU WELZ
avec
Emmanuelle BEART, Rufus SEWELL

Production : 2007
Sortie : 1er octobre 2008

 Emmanuelle Béart, Fabrice Du Welz dans Vinyan (Affiche)

RESUME
Un couple part au fin fond de la jungle tropicale birmane à la recherche de son fils disparu dans le tsunami.
Sa quête le mènera aux confins du royaume des morts et de la folie.

 Emmanuelle Béart, Fabrice Du Welz dans Vinyan (Photo)

CRITIQUE
Pour son premier film (Calvaire),le réalisateur belge avait livré aux spectateurs une oeuvre assez déroutante, bien loin des normes des films d'horreur/d'épouvante made in Hollywood.
L'hémoglobine, la surenchère qui doit être de rigueur n'avait en aucun droit sa place, tout se jouait sur la psychologie des personnages et la sensation d'horreur, de malaise intérieur en était décuplée.
 Avec "Calvaire", le réalisateur belge donnait au cinéma de genre européen une chance de s'exprimer et de pouvoir se différencier du modèle américain. 

Pour tous les amoureux du cinéma de genre, le nouveau film de F. DU WELZ était assez attendu et comme pour son premier film, on se retrouve en face d'une oeuvre atypique qui n'est pas facile à apprivoiser et qui mérite selon moi plusieurs visions.
Le réalisateur part d'une histoire simple ( un couple qui part à la recherche de leur fils ) mais au fur et à mesure du récit, cette recherche va se transformer en un périple intérieur des plus intenses qui va amener le couple BEART-SEWELL à s'entre-déchirer avec violence.
DU WELZ enmène le spectateur dans des endroits où la vie semble ne plus exister, où ne reste que les fantômes du tsunami. Tout ceci fait que l'on à la sensation de se retrouver dans un film fantastique et que le réel n'a plus sa place dans ces lieux tout droit sortis des entrailles de la terre.

Des gens qui ont vu ce film parle d'horreur/d'épouvante mais il n'en est rien selon moi.
"Vinyan" est au contraire le drame d'un couple ayant perdu son enfant et qui d'une manière essaye d'en faire le deuil à travers ce périple.
Le personnage d'E.BEART n'accepte pas la mort de son fils et le moindre espoir est pour elle signe de vie. Au fil du voyage, cette mère s'enferme dans une coquille avec ses visions qui font qu'elle devient complètement hermétique à ce qui l'entoure et en particulier à son mari qui lui a compris que tout ceci ne sert à rien et que leur fils n'est plus de ce monde.
Mais pour elle, le responsable de tout ça n'est autre que son mari, du moins c'est ce que ses visions semblent lui dire. 
Étant tellement persuadée que son fils est vivant et voyant que son mari n'y croit plus, tout ceci ne fait qu'accentuer la chose.
En fait, le personnage d'E.BEART nous embarque dans un autre monde se trouvant au bord de l'irréel.

Pour que le spectateur ressente tout ceci, le réalisateur belge s'appuie sur un trio - acteur/lumière/son - assez réussi. Le duo BEART-SEWELL fonctionne bien même si par moment on aimerait que les comédiens se lâchent plus, donnent plus aux spectateurs. Peut-être est-ce dû aussi au fait que les dialogues soient peu présents ce qui peut laisser perplexe certaines personnes.
Concernant la lumière et le son, le résultat est en accord avec la sensation que voulait instaurer DU WELZ, l'environnement hostile auquel doit faire face le couple. 
En réalité, ce sont surtout les différents lieux de tournage ainsi que les décors qui permettent d'avoir cette étrange impression. 
Tous ces marécages brumeux avec ses branches qui s'encastrent l'une sur l'autre, ses terrains boueux qui semblent sortir de nulle part, ses villages d'un autre âge oubliés de tous et ce temple perdu au milieu de la forêt qui semble avoir un impact psychologique sur le personnage de E.BEART.

  Il est évident à la vision de ce film que le réalisateur belge n'aime pas faire du cinéma concensuel et cette volonté est à saluer. 
Il s'inscrit dans un cinéma visceral qui au premier apport peut choquer, déranger mais dont l'aspect premier est de montrer un autre type de cinéma où les sensations et la psychologie sont mises à l'épreuve.
A vous d'y adhérer ou pas. 
 
 Rufus Sewell, Fabrice Du Welz dans Vinyan (Photo)

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 6 juillet 2009

Film américain de Karyn KUSAMA
avec
Megan FOX, Amanda SEYFRIED

Sortie : 21/10/2009

Une pom-pom girl a la vie parfaite qui devient une fille infernale lorsqu'elle se retrouve possédée et commence à tuer des garçons dans une petite ville. Sa meilleure amie doit trouver un moyen de l'arrêter

Par thibault pétolat - Publié dans : Bandes Annonces - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Vendredi 19 juin 2009

Film américain de McG
avec
Christian BALE, Sam WORTHINGTON, Anton YELCHIN, Bryce Dallas HOWARD, Moon BLOODGOOD, Common, Helena BONHAM CARTER

 McG dans Terminator Renaissance (Affiche)

RESUME
2018.
Le jugement dernier a eu lieu et les machines ont pratiquement éradiqué la race humaine. John CONNOR cherche un moyen de faire tomber Skynet  et son armée.
L'arrivée d'un homme, Marcus WRIGHT, va remettre en cause tout ce que CONNOR pensait savoir sur le futur.

 Moon Bloodgood, McG dans Terminator Renaissance (Photo)

CRITIQUE
A la fin du troisième volet, les fans de "Terminator" n'en revenaient pas, ils avaient assisté à la mise à mort d'une des plus grandes sagas de science-fiction et d'action du cinéma.
6 ans après le désastre de 2003, les studios américains prennent le risque de donner un second souffle à cette saga avec en tête d'affiche Christian BALE dans le rôle de John CONNOR.
Malgré la présence de l'acteur et les bandes-annonces prometteuses, le doute est le premier sentiment que l'on ressent lorsqu'on sait qui occupe le poste de réalisateur. McG a prouvé avec ses "Drôles de dames" qu'il n'est pas un gage de garantie.
C'est donc avec anxiété que l'on s'assiste à la projection.

Fin de la projection et c'est un grand ouf de soulagement.
Contre toute attente, McG a remis en scelle cette saga en se réappropriant l'esprit ainsi que tout ce qui entourait le mythe "Terminator" et on découvre enfin la bataille entre la Résistance et Skynet armée de ses Terminators. 
C'est également le retour de John CONNOR en leader de la Résistance qui doit tout faire pour que le passé ainsi que le futur ne soit pas modifié et donc éviter que Kyle REESE ne soit tué avant d'être envoyé dans le passé.

Mais surtout, ce nouveau volet est l'apparition du T-800 ou plus précisément de la genèse de ce cyborg et des recherches de Skynet  à travers le personnage de Marcus WRIGHT.
Le fait que le traitement de ce personnage soit en parallèle avec celui de John CONNOR est assez intelligent car on s'aperçoit que ces deux personnages ont en commun la même chose : SKYNET.
Mais contrairement à CONNOR qui veut détruire, WRIGHT cherche une sorte de réponse mais malheureusement pour lui, il n'est qu'un pion qu'on pourrait appelé agent dormant.

Ce nouveau Terminator est visuellement impressionnant et la représentation du futur qu'en fait le réalisateur américain est des plus réalistes. Le monde a subi la loi des machines et celui-ci ressemble à une gigantesque ville-fantôme dont le temps semble s'être arrêté à une époque lointaine.
C'est comme si ce monde avait subi l'apocalypse et qu'il était retombé à l'âge de pierre.

Comme il a été dit précédemment, le film est techniquement impressionnant. Il n'y a qu'à voir le plan séquence du crash en hélicoptère, c'est bluffant de réalisme.
Il en va de même pour de nombreuses autres scènes qui s'imbriquent parfaitement dans l'univers de "Terminator", elles ne trahissent en aucun cas le travail de J.CAMERON.
Le rendu des différentes machines et en particulier les Terminators est magnifique. On se rend compte à quel point le cinéma a évolué depuis le premier volet datant de 1984.

Ce film serait-il donc parfait ?
Non car le personnage de Marcus WRIGHT aurait mérité à être plus travaillé avec un soin particulier pour la relation qu'il aurait pu entretenir avec John CONNOR car ces deux hommes sont liés malgré eux dans cette histoire. D'ailleurs, on est surpris par la durée du film qui dure moins de deux heures.
Autre déception vient de l'interprétation de Christian BALE dont le jeu est assez soporifique. Alors que dans "Batman", on le sent investi, il en est autrement dans ce nouveau volet de "Terminator".

Malgré les quelques défauts évoqués ci-dessus, "Terminator Renaissance" est une véritable réussite qui inaugure que du bon.

 Common, McG dans Terminator Renaissance (Photo)  

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Mercredi 17 juin 2009

Film américain de Martin SCORSESE
avec
Leonardo DI CAPRIO, Mark RUFFALO, Ben KINGSLEY, Max VON SYDOW, Michele WILLIAMX

Sortie le 14 octobre 2009

1954. Teddy Daniels et Chuck Aule enquêtent sur la disparition d'une patiente échappée d'un hôpital psychiatrique à sécurité maximale. L'hôpital en question est basé sur Shutter Island, une île située à environ une heure au large de Boston.

Par thibault pétolat - Publié dans : Bandes Annonces - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 17 juin 2009

Film thailandais
de
Tony JAA

Sortie le 22 juillet 2009


LE RETOUR DU NOUVEAU MAITRE DES ARTS MARTIAUX

CA VA FAIRE MAL

Par thibault pétolat - Publié dans : Ciné Asie - Communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 24 mai 2009

Film français de Pascal LAUGIER
avec
Mylene JAMPANOI, Morjana ALAOUI

 Morjana Alaoui, Mylène Jampanoï, Pascal Laugier dans Martyrs (Affiche)

RESUME
Lucie, 10 ans, est retrouvée quelques mois après sa disparition. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital où elle se lie d'amitié avec Anna.
Quinze ans plus tard, accompagnée d'Anna, elle retrouve ses bourreaux et décide de se venger.

 Mylène Jampanoï, Pascal Laugier dans Martyrs (Photo)

CRITIQUE
La polémique au sein du cinéma peu permettre de faire avancer les choses, d'interroger sa conscience ou de remettre en question le rôle que peut avoir le cinéma.
Ces derniers temps, les exemples ne manquent dans le paysage français avec par exemple "Irréversible" où G.NOE plongeait le spectateur dans une descente aux enfers par un traitement des plus crus, "Sheitan" où on suivait un groupe de jeunes pris dans l'étau d'une famille tout droit sorti des ténèbres.

"Martyrs" n'échappe pas à cette polémique car il est évident que le film de P.LAUGIER ne peut laisser son auditoire de marbre tellement ce long-métrage est une expérience des plus intenses, des plus durs aussi bien visuellement que mentalement.
Il n'y a qu'à voir les premières minutes du film avec cette jeune fille courant à moitié nue, le visage traumatisé et poussant des cris qui vous glacent le sang.
Le réalisateur installe de suite l'ambiance, le style. Il ne laisse pas au spectateur le temps de s'installer, de comprendre un minimum ce qu'il se passe. Le spectateur doit se sentir agresser au plus profond de soi et cela passe par toutes les parties du corps.

Bien entendu, on est en droit de se poser la question suivante : quel intérêt de montrer une telle violence avec tant de détails sordides, de perversités affichées de la part du réalisateur ?
Il est assez difficile de répondre avec certitude à cette question car d'un côté, on a le réflexe de se dire que tout ceci n'est que gratuité et que le monde est assez violent comme ça.
Mais d'un autre côté, peut-on occulter le fait que le cinéma est un espace libre de création, de réflexion et qui explore nombreuses formes même les plus dérangeantes.

Au premier abord, "Martyrs" se rapproche de "Hostel" avec cette volonté de s'approcher au plus près d'une expérience viscérale qui vous retourne les tripes.
Mais comparaison, il n'y a pas. Contrairement au film de E.ROTH qui ne proposait pas de fond, celui de P.LAUGIER nous offre non pas un pamphlet mais une vision de l'intégrisme religieux qui peut paraître excessive dans son approche.

P.LAUGIER a découpé son film en deux parties distinctes qui correspondent aux deux actrices du film. 
La première partie se focalise sur Julie et sa vengeance sur ses bourreaux. On découvre une jeune femme en proie à une vision d'une femme qu'elle n'a pu sauver et qui ne disparaîtra que lorsque Julie se donnera la mort.
La deuxième partie est celle d'Anna où l'on découvre le terrible traitement que subissent les jeunes filles enlevées par des humains que dis-je, des monstres fanatiques et qui les détruisent pour mieux s'en servir comme martyrs.

D'un point de vue purement technique, le réalisateur français s'en sort avec les honneurs et nous livre une violence crue en accord avec le ton du film. 
On sent que le financement de ce film n'a pas atteint des records mais contrairement aux récents films d'horreurs français qui font du vulgaire copier/coller des films d'outre-Atlantique, P.LAUGIER y va de sa patte.
La vision de la bête du personnage de Julie est une réussite. Les rares effets spéciaux ainsi que le travail des maquilleurs est à saluer.
Surtout, ne pas oublier les deux jeunes actrices qui pour leurs jeunes carrières osent prendre de véritables risques.
 
 Morjana Alaoui, Pascal Laugier dans Martyrs (Photo)

Par thibault pétolat - Publié dans : Horreur - Communauté : Vos critiques de cinéma
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Dimanche 24 mai 2009

Film anglais de Richard CURTIS
avec
Philip Seymour HOFFMAN, Bill NIGHY, Rhys IFANS, Nick FROST, Kenneth BRANAGH

 Richard Curtis dans Good Morning England (Affiche)

RESUME
Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu'il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d'un équipage éclectique de DJ's rock and roll. À leur tête se trouve le Comte, un Américain exubérant, véritable dieu des ondes en synergie totale avec la musique. A ses côtés, ses fidèles animateurs : Dave, ironique, intelligent et d'un humour acéré ; l'adorable Simon, qui cherche l'amour ; l'énigmatique Midnight Mark, séduisant et silencieux ; Wee Small Hours Bob, le DJ des petites heures du matin, accro à la musique folk et à la drogue, Thick Kevin, qui possède l'intelligence la plus microscopique du monde ; On-the-Hour John, le chroniqueur des actualités, et Angus The Nut Nutsford, qui est sans doute l'homme le plus agaçant Angleterre.

 Nick Frost, Philip Seymour Hoffman, Rhys Ifans, Richard Curtis dans Good Morning England (Photo)

CRITIQUE
Le cinéma anglais en cette année 2009 nous offre son lot de jolies surprises et le film de R.CURTIS ne déloge pas à la règle.
Pour les amoureux de musique pop, rock et des années 60-70, ce long métrage est fait pour eux mais également pour les jeunes générations d'aujourd'hui curieux de découvrir une époque où la créativité, l'originalité musicale ainsi que la libération des moeurs étaient à leur apogée.

A travers cette histoire qui est traitée d'un point de vue humoristique, on découvre que ces radios pirates ont du lutter pour exister face à un gouvernement des plus austères.
Celui-ci ne voyait qu'en elles un danger pour la jeunesse. Pour le gouvernement, ces radios étaient synonymes de perversion sexuelle, idéologique auprès d'une population qui se sentait "prisonnière" et qui n'avait qu'une envie : se lâcher, se libérer.

Comme il a été dit précédement, "Good Morning England" est avant tout  une comédie rendant hommage à cette bande de DJ's haut en couleur, précurseurs d'une radio comme on l'aime : irrévérencieux, provocateurs et sachant nous faire aimer la musique, la VRAIE !
D'ailleurs, s'ils devaient écouter les radios d'aujourd'hui, je pense qu'ils crieraient au scandale tellement la qualité musicale est tombé bien bas.

R.CURTIS s'est entouré d'une bande de comédiens tous aussi bons les uns que les autres avec en leaders le trio HOFFMAN, NIGHY et IFANS.
NIGHY est parfait en capitaine de bord, très classe, très anglais sans être dans l'exagération. Quand à HOFFMAN et IFANS, ils sont l'incarnation parfaite des années 60-70 : sex and rock'n'roll.
N'oublions pas K.BRANAGH en ministre sadique mais ô combien hilarant qui ne vit que pour une chose : détruire cette radio pirate.

Parmi les innombrables qualités de ce film, notons le fait que le réalisateur n'a laissé aucun personnage sur le quai car chacun amène un plus à ce film de par leur aura démesurée.
Grâce à ça, on se retrouve dans des situations des plus jouissifs avec des dialogues qui ne sont pas prêts de tomber dans l'oreille d'un sourd.

Cette critique est assez courte je vous l'avoue, vous trouverez sûrement que je n'en dis pas assez mais une chose est sure : "Good Morning England" est excellent et nous replonge avec joie dans ce qui a été l'époque la plus exaltante de l'Histoire.

 Kenneth Branagh, Richard Curtis dans Good Morning England (Photo)
 

Par thibault pétolat - Publié dans : Critiques - Communauté : Vos critiques de cinéma
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