Film britannique, américain, australien de Tom HOPPER
avec
Colin FIRTH, Geoffrey RUSH, Helena BONHAM CARTER, Michael GAMBON, Guy PEARCE, Timothy SPALL
RESUME
L'histoire vraie et méconnue du père de la Reine Elisabeth qui du devenir le Roi George VI suite à l'abdication de son frère Edouard VIII.
Il devra surmonter son handicap (le bégaiement) grâce au soutien de sa femme mais aussi affronter sa peur de parler avec l'aide d'un thérapeute Lionel LOGUE aux méthodes originales.
CRITIQUE
Précédé d'avis, de commentaires élogieux lors de ces différents passages à travers de nombreux festivals, "Le Discours d'un Roi" était attendu de pied ferme dans les salles françaises.
De plus, le réalisateur Tom HOPPER est pour le public français un total inconnu dont ses deux précédents film ne sont pas sortis en France et qui comme "Le Discours d'un Roi" sont des biographies, genre que le réalisateur anglais affectionne.
Comme il a été dit dans le bref résumé, il s'agit d'une histoire vraie : celle du Roi Georges VI, un homme devant lutter contre lui-même pour assumer une tâche pour laquelle il n'était pas préparé au départ mais qui devant les bouleversements de l'Histoire, n'aura pas d'autres choix.
Mais avant de revêtir l'armature d'un Roi, la présence d'un Roi, celui qui n'est que Duc de York au départ doit en finir avec son bégaiement qui l'empêche de pouvoir parler en public, chose indispensable quand on doit s'adresser à son peuple.
Pour cela, il va faire la rencontre d'un homme Lionel LOGUE qui se dit thérapeute mais qui n'en possède que le nom. Avec ses méthodes peu catholiques, il parvient petit à petit à faire du futur Georges VI un homme sûr de lui même si les débuts sont des plus délicats.
Au-delà de la relation thérapeute/patient, les deux hommes font se "rapprocher" l'un de l'autre et cela va se traduite par un Georges VI venant à se confier. On découvre alors un homme fragile, en proie aux doutes, à la peur de ne pouvoir assumer un rôle aussi important et qui en devient presque un poids trop lourd.
Mais lui seul sait que si rien ne se passe, c'est toute l'Angleterre et son empire qui se retrouvera sans souverain, sans personne pouvant guider le gouvernail surtout quand l'ombre du nazisme et de la seconde guerre mondiale se font de plus en plus proche.
Le personnage de Georges VI est un être auquel le spectateur finit par s'attacher car au delà du personnage historique qu'il représente, il s'agit avant tout d'un homme devant faire face à un mal qui dans sa futur position n'est pas acceptable. D'ailleurs, son père et son frère ne se gênent pas de le lui rappeler.
Mais heureusement pour lui, il a le soutient inconditionnel de sa femme. Elle est pétillante, toujours prête à venir en aide à son mari quand celui-ci semble prêt à abandonner devant l'ampleur de la tâche.
Lui se dit ne pas être prêt pour être roi, elle si. Elle croît en cet homme plus que n'importe qui comme LOGUE d'ailleurs, ce soi-disant thérapeute.
Lionel LOGUE (excellent G.RUSH) est plus qu'un thérapeute, il agit au départ de façon "clinique" mais au fur et à mesure de l'histoire, celui-ci va chercher à creuser pour découvrir ce noeud qui "bloque" le futur roi.
Grâce à ça, on apprend que Georges VI a une enfance pas aussi belle qu'on peut le croire avec un père qui le battait, un frère qui ne faisait que de se moquer de lui mais surtout la perte d'un autre frère dont il était proche et dont sa mort fut garder secrète.
Ces moments de confidence sont très ben mis en valeur par le cinéaste tout comme lorsqu'on assiste au calvaire que doit subir le futur roi Georges VI lorsqu'il doit faire un discours et que rien ne sort de sa bouche.
Pour cela, Tom HOPPER utilise avec intelligence la grandeur des lieux (l'église de Westminster pour le couronnement) mais également l'effet de masse avec la foule braqué sur le roi.
L'intensité, l'attente lors du dernier et plus important discours du film est très bien rendu et on sent à quel point la réussite de ce discours est primordiale. Cela est vrai pour le roi Georges VI mais cela aussi pour le gouvernement ainsi que pour le peuple et les soldats.
Pour incarner le roi Georges VI, le réalisateur a choisi Colin FIRTH et son choix se relève payant. L'acteur britannique est excellent dans un rôle physiquement difficile. Son bégaiement est saisissant tout comme les mimiques de son visage. Sa nomination aux Oscars en tant que meilleur interprète masculin n'est pas usurpée.
Pour les autres interprètes, le constat est le même avec une mention pour Timothy SPALL, hallucinant en Winston CHURCHILL.
Si vous aimez l'Histoire qui n'est pas racontée dans les livres d'écoles et les Hommes au parcours atypique, "Le Discours d'un Roi" est fait pour vous.

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires


Derniers Commentaires