Film américain de Louis LETERRIER
Avec
Edward NORTON, Tim ROTH, Liv TYLER, William HURT
CRITIQUE
Revoilà notre cher homme vert dans une nouvelle adaptation cette fois-ci sous la direction d’un réalisateur de chez nous.
A son actif, des films où l’action est reine et qui a tapé dans l’œil des producteurs américains notamment Avid ARAD, le boss de Marvel.
Que pouvait-on attendre de cet « Incroyable HULK » vu l’accueil plus que froid qu’avait reçu celui de Ang LEE que beaucoup avait jugé peut-être trop psychologique et trop éloigné du comics voir de la série télé.
Honnêtement, ce nouveau HULK est assez décevant tout comme l’était déjà celui de Ang LEE.
Le plus navrant dans le film est la personnalité du personnage du Dr BANNER et de sa lutte pour pouvoir contrôler la bête qui dort en lui. Son approche est assez plate, on ne sent pas chez cet homme la douleur qu’il ressent car sa vie, personne n’en voudrait. Il porte en lui un fardeau qui l’oblige à vivre dans l’ombre.
On est en droit de se demander à quoi à servi la contribution d’E.NORTON dans l’écriture du scénario notamment concernant le personnage de BANNER car celui-ci est beaucoup trop lisse, trop simpliste.
Il en est de même pour les autres protagonistes du film. Ceux-ci n’élèvent pas le niveau à commencer par le personnage de L.TYLER assez énervent tout comme son interprétation. Enervant car quand BANNER et elle se retrouvent, on tombe dans des scènes d’une banalité qui n’ont pas leur place ici.
A titre d’exemple, si on prend Spider-man et la relation entre Parker et Mary-Jane, celle-ci est traitée de manière adulte et s’intègre parfaitement dans les deux premiers volets. On ne sent pas de niaiseries contrairement à ce qu’on peut observer dans HULK.
Quand aux rôles de T.ROTH et de W.HURT, pas grand chose à dire à part que ce sont deux militaires prêts à tout et qui ne font pas de place aux sentiments.
Rien de bien original.
S’il y a bien une chose qui passe mieux dans le HULK de LETERRIER, c’est sans aucun doute la mise en scène beaucoup plus punchy, plus enlevée, plus en rythme. Il suffit d’observer la scène dans les favelas au Brésil à travers ses innombrables ruelles pour s’en rendre compte.
Idem pour le duel entre HULK et ABOMINATION dans les rues de New-York assez bluffant.
Pour autant, certaines scènes jettent un doute sur la qualité de la maîtrise des effets spéciaux et cela est pour le moins surprenant pour un film de cette ampleur, de ce budget.
En fin de compte, on s’aperçoit que ni Ang LEE ni Louis LETERRIER n’ont réussi maîtriser la puissance de HULK.
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