Lundi 10 mars 2008

Film américain de Cameron CROWE (2002)
avec
Tom CRUISE, Pénélope CRUZ, Cameron DIAZ, Kurt RUSSELL, Jason LEE

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HISTOIRE
David AAMES a tout pour être heureux : il est riche, séduisant et n'a pas de problèmes avec les femmes comme l'atteste sa relation avec Julie.
Cependant, cette belle éxistence va se dégrader lors d'une soirée que David organise chez lui. En effet, parmi les invités, David va tomber sous le charme de Sofia.
Mais Julie, folle de jalousie se dispute avec David en voiture et provoque un accident où elle trouvera la mort tandis que David se retrouvera défiguré.
Sa vie bascule mais est-ce la réalité ou le fruit de son imagination ?

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CRITIQUE

Lorsque les studios américains s'essayent aux remakes, on a souvent droit à des films dont l'intérêt est assez limité.

Alors, que pensez de ce "Vanilla Sky", remake du film d'Alejandro AMENABAR "Ouvre les yeux" ?

 

Autant étonnant que cela puisse paraître, "Vanilla Sky" est d'un remake de bonne facture mêm s'il n'arrive pas à la hauteur du film original.

Ce qui surprend le plus, c'est la manière dont C.CROWE a respecté les éléments majeurs qui faisiaent l'intérêt du film d'A.AMENABAR.

En effet, le réalisateur n'a pas cherché à prendre différents éléments et par la suite, de les regrouper comme un vulgaire puzzle dans le but que cela devienne unn pur produit américain avec une politique de rentabilité cher à Hollywood.

C.CROWE est loin de tout ça et nous offre pour notre plus grand plaisir un film des plus dérangeants, des plus bizarres même si le réalisateur se permet quelques libertés avec le film d'A.AMENABAR.

 

On a droit à une histoire assez tourmentée, qui nous plonge dans un monde où le pouvoir, l'argent, la beauté, la séduction ainsi que l'apparence peut plonger l'homme dans des situations qu'il ne peut plus contrôler et qui finallement se retourne contre lui.

Et quand les éléments se retournent contre lui, toutes ces certitudes volent en éclat et tout ce qu'il croyait vrai à ses yeux deviennent fausses. Ce n'est plus lui le maître du jeux pourrait-on dire et la distinction entre le vrai et le faux en devient impossible

Son ami est-il vraiment une personne en qui il peut croire ? Julie et Sofiane sont-elles pas la même personne ? Est-il mort ?

Beaucoup de questions dont il n'est pas sûr de trouver les réponses du moins le pense t'on ?

 

Pour son film, C.CROWE s'appuie sur un casting alléchantà commencer par T.CRUISE dont on peut noter la qualité de l'interprétation. L'acteur se plonge parfaitement dans le rôle et prouve que même s'il ne s'agit pas du plus grand des acteurs, il peut nous émouvoir de temps en temps. Le reste de la ditribution est à saluer à commencer par P.CRUZ qui reprend son rôle qu'elle avait déja jouée dans "Ouvre les yeux".

 

Etant donné la qualité de ce remake, on ne peut que féliciter le travail de C.CROWE car il n'est jamais facile de s'attaquer à cette démarche stylistique.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : ciné-blogs
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Vendredi 7 mars 2008

Film américain de Georges LUCAS (2002)
avec
Ewan McGREGOR, Hayden CHRISTENSEN, Natalie PORTMAN, Ian McDIAMID

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HISTOIRE
Depuis le blocus de la planète Naboo par la Fédération du commerce, la République, gouvernée par le Chancelier Palpatine, connaît une véritable crise. Un groupe de dissidents, mené par le sombre Jedi comte Dooku, manifeste son mécontentement envers le fonctionnement du régime. Le Sénat et la population intergalactique se montrent pour leur part inquiets face à l'émergence d'une telle menace.
Certains sénateurs demandent à ce que la République soit dotée d'une solide armée pour empêcher que la situation ne se détériore davantage. 
Parallèlement, Padmé Amidala, devenue sénatrice, est menacée par les séparatistes et échappe de justesse à un attentat. Le Padawan Anakin Skywalker est chargé de sa protection. Son maître, Obi-Wan Kenobi, part enquêter sur cette tentative de meurtre et découvre la constitution d'une mystérieuse armée de clones.

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CRITIQUE
Hier soir, un ami m'a proposé de regarder "Star Wars : épisode II". Je dois dire que j'étais pas très enthousiaste à l'idée de visionner ce film n'étant pas du tout un fan de cette oeuvre de G.LUCAS. Je dois même dire que je n'ai jamais aimé. J'ai pris mon courage à deux mains.

Je pense que je vais avoir beaucoup d'avis négatif sur ce que je vais écrire mais c'est mon avis et je l'assume pleinement.
Pour moi, "Star Wars : épisode II" c'est beaucoup de bruit pour rien étant donné la qualité de ce long-métrage.

Bien entendu, pour les fans, je pense qu'ils ne seront pas déçus car l'action y est reine par rapport au précédent épisode. De même, le fameux Jar-Jar, tant aimé des inconditionnels est pratiquement absent et ils découvrent enfin la relation entre A.SKYWALKER et Padmé.

Même si G.LUCAS fait parti des grands concernant les effets spéciaux, il faut admettre qu'à force de vouloir trop en mettre, cela commence à être plus qu'usant pour les yeux. 
D'ailleurs, on peut se demander à quoi servent les repérages des paysages car mis à part quelques plans (on les compte sur les doigts d'une main), rien n'est vrai.
Dès lors, l'ensemble est froid, austère. Le rendu visuelle de ce monde est sans saveur.  

En plus de l'indigestion des effets spéciaux, il faut noter la pitoyable histoire d'amour entre Anakin et Padmé interprétés par des acteurs qui n'ont pas l'air très à l'aise, en particulier H.CHRISTENSEN.
On est en droit de se damander si le ou les scénaristes connaissent véritablement l'importance de cette relation car elle est écrite à la manière d'un roman-photo avec des dialogues dignes des plus grands navets qu'ait connu le cinéma. On frise plus que le ridicule avec cette histoire d'amour à l'eau de rose.

Même si je ne suis pas un expert en Star Wars, je trouve qu'il en va de même concernant la confusion qu'entraîne le conflit entre les séparatistes et la République du fait que cette crise est expliquée en deux trois mouvements. Elle n'apporte aucun éclaircissements pour des spectateurs qui ne connaîtraient rein de cette saga.
C'est un travail bâclé et cela est assez surprenant de la part de G.LUCAS.

Bien entendu, comme il a été dit au début, "Star Wars : épisode II" bénéficie d'une action plus soutenue.
On assiste à de belles courses-poursuites entre vaisseaux spaciaux, à des duels entraînants mais est-ce que cela en fait un bon film, mérite t'il qu'on lui porte un intérêt plus qu'à un autre ?
A vous de voir.

"Star Wars : épisode II" : beaucoup d'effets spéciaux pour un film qui n'en demandait pas moins mais dont c'est là son seul mérite et encore.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 5 mars 2008

Film américain de Paul Thomas ANDERSON
avec
Daniel DAY-LEWIS, Paul DANO, Dillon FREASIER

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HISTOIRE
Lorsque Daniel PLAINVIEW entend parler d'une petit ville de Californie où l'on dit qu'un océan de pétrole coulerait littéralement du sol, il décide d'aller tenter sa chance et part avec son fils HW à Little Boston.
Dans cet endroit perdu où chacun lutte pour survivre et où l'unique distraction est l'église animée par le prêtre Eli SUNDAY, PLAINVIEW et son fils voient le sort leur sourire.
Même si le pétrole comble leurs attentes et fait leur fortune, plus rien ne sera comme avant.

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CRITIQUE
"There Will Be Blood" était très attendu car celui-ci avait en lui un potentiel énorme et ce pour de nombreuses raisons.
La première : l'histoire de cet homme à la recherche de l'or noir et de ses conséquences. La deuxième : P.T.ANDERSON, réalisateur d'un autre temps. La troisième : D.DAY-LEWIS, le plus grand acteur d'aujourd'hui.

Le résultat est des plus impressionants et ceci commence dès les premières minutes qui nous mettent tout de suite dans l'ambiance.
Un paysage sauvage, aride, austère. Un homme creusant au fond d'un puit à la recherche de pétrole. Un silence de mort que seul le vent vient perturber. Une musique minimaliste mais o combien annonciatrice de ce qui arrivera à cet homme.

Cet homme, c'est Daniel PLAINVIEW. Un homme que la découverte du pétrole va transformer peu à peu en quelqu'un d'arriviste, de malhonnête aussi bien envers lui-même que pour les autres.
Certes, la réussite et tout ce qui va avec sera au rendez-vous mais qu'aura t'il gagner finallement : pas grand chose. A près tout, peut-être est-ce cela qu'il recherchait.
Daniel DAY-LEWIS est encore une fois prodigieux. Il ne joue pas, il EST cet homme, il est à l'intérieur de lui. Il ressent ses douleurs, ses colères. 

L'âme humaine est mise en péril dans "There Will Be Blood", elle ne se reconnaît plus à travers ces hommes venus chercher la fortune, une autre vie mais quand on joue avec le feu, celui-ci a vite fait de vous remettre à votre place même si celle-ci peut être pire que l'enfer.

Ses âmes errantes cherchent quelqu'un sur qui ils peuvent trouver une réponse mais même les serviteurs de Dieu ne peuvent rien contre l'or noir à l'image du prêtre Eli qui derrière ces discours, ces sermons pense aussi au profit qu'il pourrait faire. 
Le prêtre Eli est incarné par P.DANO que l'on avait pu voir dans "Little Miss Sunshine". Ce jeune acteur fait une prestation plus que remarquable en esperant le revoir le plus vite au cinéma. 

"There Will Be Blood" est également l'occasion de mettre en avant la réalisation de P.T.ANDERSON qui s'appuie sur une musique intemporelle se mariant parfaitement avec l'univers visuel du film.

Il y a des films qu'on a trouvé fort intéressant mais dont la critique n'est pas simple à faire.
"There Will Be Blood" en fait partie.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Mercredi 5 mars 2008

Film coréen de Lee Jun-ik
avec
Woo-seong KAM, Jin-yeong JEONG, Seong Yeong KANG

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HISTOIRE
Corée, 16ème siècle. Alors que la dynastie Chosun règne en maître sur le territoire, Jang-seng et Gong-gil sont deux comédiens qui travaillent ensemble sur les routes du pays. Jang-seng persuade Gong-gil de se produire à Séoul, dans l'espoir de devenir riche. Arrivés là-bas, ils se font arrêter au cours d'un spectacle pour avoir insulté le Roi. Jang-seng propose alors un pari fou : s'ils arrivent à faire rire le Roi, ilsL seront libres. Gong-gil, de nature très réservée livre alors un numéro impressionnant provoquant l'hilarité du Roi. Le pari est gagné, ils peuvent rester au Palais.

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CRITIQUE
La Corée serait-elle le pays du renouveau du cinéma mondial ? 
Cette question peut paraître surprenante mais au vu des derniers films sortis ces derniers temps, cette interrogation ne peut être pris à la légère.
De plus, la Corée offre une diversité de genres à faire palir les productions américaines et européennes que ce soit le polar ("A bittersweet life"), l'horreur ("2 soeurs") voir les films de monstre ("The Host") avec à chaque fois un résultat des plus enivrants.

Avec "Le roi et le clown", on a encore droit au savoir-faire des réalisateurs coréens en l'occurence ici Lee Jun-ik dans un film très réussi qui nous emmène dans la Corée du temps des grandes dynasties. 
Ce film est également selon moi un bel hommage à ces comédiens, à ces saltimbanques, à cet art qu'est le théâtre.
Tout le long du film, les numéros se multiplient pour notre plus grand plaisir et le rire nous vient tout naturellement mais attention, ce film est loin d'être une comédie.
 
"Le roi et le clown" est surtout une tragédie avec d'un côté les comédiens et de l'autre le Roi. Le Roi, cet homme si craint, si tyrannique succombe aux talents des comédiens et de leur audace qui osent se moquer de lui et de ses ministres. Ses moqueries, ses vérités dits sur lui ne le dérange pas, au contraire il en veut plus mais ce qu'il désire réellement se nomme Gong-gil, ce comédien au visage de femme qui l'obsède. 
Jang-seng ne supporte pas ça car pour lui, c'est comme si son art ne servait à rien et qu'on lui enlevait une part du lui. Sans Gong-gil, le spectacle n'est plus, la magie n'opère plus et la meilleure chose à faire est de quitter le palais. 

Gong-gil va se retrouver au milieu d'une lutte entre le Roi et Jang-seng car chacun a besoin de lui. Pour le Roi, Gong-gil est un objet de désir, de distraction alors que pour Jang-seng, c'est son partenaire, son ami voir peut-être plus.

"Le roi et le clown" est visuellement très beau à commencer par les costumes tous plus flamboyants les uns que les autres surtout quand on arrive au palais. 
On sent que le réalisateur n'a rien voulu laissé passer mais la plus belle preuve de cette volonté vient des différents numéros. 
Grâce à la qualité des acteurs, les masques prennent vie devant nos yeux ébahis et la magie opère. Les acteurs deviennent quelqu'un d'autres, l'esprit du masque les a envouté.

"Le roi et le clown" : un film à découvrir.

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par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Lundi 3 mars 2008

Film américain de Karen MONCRIEFF
avec
Toni COLLETTE, Josh BROLIN, Giovanni RIBISI, Brittany MURPHY

Sortie le 5 mars 2008


The Dead Girl (VOST)
envoyé par gotti57

HISTOIRE :

Après la mort d'une jeune femme, le destin de plusieurs personnes, n'ayant à priori rien à voir avec elle, vont se croiser et révéler nombre d'indices sur le dernier jour de vie de la défunte.
par thibault pétolat publié dans : Bandes Annonces communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 3 mars 2008

Film américain de Wes ANDERSON
avec
Owen Wilson, Adrien BRODY, Jason SCHWARTZMAN

Sortie le 19 mars 2008


Darjeeling Limited - Trailer VF
envoyé par Lesrenards


HISTOIRE : 

Partis en Inde renouer leurs fragiles liens familiaux, trois frères qui ne se sont plus parlés depuis la mort de leur père, vont entamer une odysée riche en imprévus...
par thibault pétolat publié dans : Bandes Annonces communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 1 mars 2008

Film français de Luc BESSON (1999)
avec
Milla JOVOVICH, John MALKOVITCH, Pascal GREGGORY, Vincent CASSEL, Faye DUNAWAY, Dustin HOFFMAN, Tchéky KARYO

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HISTOIRE

L'épopée de Jeanne qui assista toute petite au pillage de son village Domremy par l'armée anglaise. On la suit de sa jeunesse pieuse où elle entend des voix l'engageant à délivrer la France de la domination anglaise jusqu'à son procès et à sa mort sur le bûcher le 30 mai 1431.

 

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CRITIQUE

Avec "Jeanne d'Arc", L.BESSON démontre sa capacité à s'adapter à tous les genres de film tout en restant fidèle à son style ce qui fait de ce film une totale réussite.

 

Je parle de réussite totale car le cinéaste nous sublime par une maîtrise sans faille aussi bien technique qu'artistique sur toute la durée de son film.
Il utilise une mise en scène à deux vitesses si je puis dire : une avant gardiste axée sur les moments où le personnage de Jeanne se retrouve confrontée aux voix, à ses interrogations, à ses visions et une plus classique pour le reste des situations mis à part quand interviennent les scènes de bataille, réalisées de main de maître.

Ces scènes sont assez impressionnantes de réalisme, de fureur et cela est possible du fait que les caméras soient à l'intérieur même de ces boucheries. Le spectateur a l'impression d'être à la place du soldat et donc de ressentir cette violence extrème.

En plus d'une mise en scène au top, le film bénéficie d'une interprètation à la hauteur d'un casting des plus attrayants.
M.JOVOVICH interprète avec une assurance presque déconcertante le rôle titre du film. D.HOFFMAN qui n'intervient que lors de la capture et du procès de Jeanne est d'un cynisme ignoble. Ce rôle nous démontre encore une fois quel grand acteur il est.
Quand au reste de la distribution, rien à dire. C'est un plaisir de les voir jouer sous nos yeux.

Au delà de l'aspect artistique et technique, L.BESSON s'amuse avec le côté sacré que représente le personnage de Jeanne d'Arc et là, toutes les visions, les révélations de la pucelle d'Orléans sont mises à mal.
Volontairement ou pas, le réalisateur se moque des explications religieuses et préfère au contraire raconter les illuminations de Jeanne (l'épisode de l'épée en est un parfait exemple) par des choses beaucoup plus terre à terre (ce n'est pas péjoratif).
De même, la partie entre Jeanne et sa conscience (D.HOFFMAN) montre une jeune femme totalement perdue entre l'appel de Dieu et sa soif de vengeance.
On constate également que Jeanne n'est qu'un instrument aux yeux du Roi et des puissants et que son héroisme ou peut-être sa folie en devient un danger aussi bien pour ses ennemis que pour son propre pays.

L.BESSON dérange mais quelle belle réponse face à cette intelligentsia qui croît tout connaître du cinéma.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : ciné-blogs
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Vendredi 29 février 2008

Film américain, français, britannique des frères COEN (2000)
avec
Georges CLOONEY, John TURTURRO, Tim BLAKE NELSON, John GOODMAN

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HISTOIRE

Aux Etats-Unis pendant la Grande Dépression, trois prisonniers (Ulysse, Pete et Delmar) s'évadent d'un bagne du Mississippi. Enchaînés les uns aux autres, ils vont devoir au fil de diverses rencontres unir leurs forces pour échapper à un shériff.

 

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CRITIQUE
A chaque film des frères COEN, il y a toujours cette attente. On se demande ce qu'ils vont nous inventer comme histoire, comme univers.
Avec "O'Brother", ils réussisent encore une fois à nous surprendre avec sûrement leur film le plus atypique.

 

Les frères COEN emmènent le spectateur dans un monde où se côtoie réel et iréel, fantaisie et humour. Si tout ceci est palpable, ceci en revient à l'intelligence des frères COEN d'avoir écrit un scénario s'inspirant de l'Odyssée d'Homère pour l'adapter à la période de la Grande Dépression.
D'ailleurs, le meneur des évadés incarné par G.CLOONEY n'a qu'un but : retourner chez lui pour revoir sa femme et ses sept filles comme dans l'Odyssée.
De plus, les rencontres faites par nos trois acolytes sont toutes plus folles les unes que les autres et l'identification avec l'oeuvre d'Homère saute aux yeux.

L'humour est présent tout le long du film est cela pour différentes raisons. La première et la plus importante vient selon moi de la finesse des dialogues. C'est fin, pas vulgaire avec un résultat des plus épatants.

La deuxième est dû aux divers situations plus tordues les unes que les autres. Elles sont inventives, burlesques. Que du bonheur.

La troisième enfin est qu'on a droit à une brochette d'acteurs irréprochables, des plus talentueux à commencer par G.CLOONEY qui joue avec moquerie de son image de beau gosse et des ses acolytes J.TURTURO et T.B.NELSON tous les deux timbrés.

 

Si tout ceci s'imbrique aussi bien, il y a un élément à ne pas oublier : la retranscription de l'époque à travers des décors, des costumes qui nous font un bond en arrière dans l'histoire des Etats-Unis.
Et la musique dans tout ça. Elle est à l'image du film : une réussite totale. 

Longue vie au cinéma des frères COEN.

 

 

 

 

 

 

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Vendredi 29 février 2008

Film américain de Doug LIMAN
avec
Hayden CHRISTENSEN, Jamie BELL, Samuel L. JACKSON, Rachel BILSON

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HISTOIRE

David RICE est un jumper. Il a le pouvoir de se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour lui.

Mais des personnes savent qu'il possède ce pouvoir et leur mission est de mettre fin à sa vie.

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CRITIQUE

La curiosité permet quelque fois d'avoir de bonnes surprises mais là, il est forcé d'admettre que ma curiosité m'a joué un vilain tour.

"Jumper" est d'une pauvreté impressionante à tous les niveaux, aucun point positif à en tirer. C'est autant plus regretable quand on avait vu le travail de D.LIMAN sur "La mémoire dans la peau".

 

Je veux bien admettre que l'histoire passe en second plan dans ce type de film mais il y a des limites quand même.
Les personnages n'ont pas été développés ou du moins le strict minimum, ils n'ont pas de personnalités, de caractères, ils ne sont que chair. 
Le héros incarné par l'insipide H.CHRISTENSEN n'a rien d'un héros, il n'en a aucun attribut. C'est pitoyable. Je vous parle même pas du méchant incarné par S.L.JACKSON, rien à dire.

L'histoire quand à elle est plate, fade, sans saveur. On a droit en une minute de la raison du conflit qui oppose les Jumper aux Palladins depuis la nuit du temps. Et encore, l'explication est assez sommaire et cette façon de faire montre bien l'étendue des dégâts que nous avons sous les yeux.

Il en est de même de l'histoire entre David et Millie, elle n'apporte rien et en plus elle dure, elle dure au détriment de l'aspect spectaculaire qu'on est en droit d'attendre de "Jumper". 
Et quand arrive enfin la partie qui devrait donner du boost à l'ensemble, on en reste dubitatif car ça manque cruellement d'originalité, d'envolées qui nous scotcheraient au siège.

Non, ce film est à oublier. Ce n'est que du vide.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 27 février 2008

Film américain de Brad ANDERSON (2005)
avec
Christian BALE, Jennifer JASON LEIGH, Aïtana SANCHEZ-GIJON

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HISTOIRE

Trevor REZNIK est ouvrier dans une usine. Victime d'insomnies, il n'a pas dormi depuis un an et la fatigue commence à faire place à la folie.

Après un grave accident de travai dans lequel il est impliqué, il est persuadé d'être victime d'un complot orchestré par tous les autres ouvriers.

Déterminé à découvrir la vérité, il décide de mener son enquête.

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CRITIQUE

Les films ayant pour thème principal la folie est un exercice des plus périlleux aussi bien dans sa réalisation, son écriture et son interprètation.

Avec 'The Machinist", le réalisateur nous fait un concentré en haute teneur en ne négligeant aucun de ces trois domaines. Le résultat final est des plus bluffants.

Je m'explique : tout d'abord la réalisation. B.ANDERSON met beaucoup de soin à ce que les plans qu'il utilise agissent comme le reflet de la personnalité de Trevor. Ces plans sont aussi là pour installer l'ambiance pesante, malsaine qui est présente tout le long du film. Aucuns plans ne sont gratuits dans "The Machinist", ils ont un sens et quand on les déchiffre, on se rend compte de l'intelligence du travail de B.ANDERSON.
Il en va de même pour la lumière, celle-ci est assez froide. La dominance est le gris, le noir quand vient l'obscurité et encore une fois, ceci n'est pas innocent. Cela renvoie directement à Trevor et à son intérieur meurtri, à ces hallucinations.

Vient ensuite le scénario. Celui-ci est un bijou car la folie n'est pas ici montrée de façon meurtrière, sanglante.  Au contraire, cette folie masque le désarroi, le désespoir d'un homme qui n'a pas eu le courage d'agir devant ses responsabilités et qui a fui croyant qu'il pouvait y échapper.
L'intelligence du scénario est aussi dans le fait qu'il se sert de l'insomnie pour amener le personnage dans une folie, une hallucination de plus en plus inquiètante aussi bien pour Trevor que pour les personnes le croisant. 
En fait, tout ce queTrevor voit fait parti de son passé comme cette serveuse et son fils (en elle, il voit sa mère et en lui, le garçon qu'il a renversé), cet homme et sa voiture rouge qu'il poursuit et bien d'autres détails encore que je ne vous dirais pas car je préfère que vous les découvriez par vous même.

Et pour finir, l'interprètation. Il est difficile de mettre un mot sur la performance de C.BALE tellement celle-ci est sidérante. Il est méconnaisable avec ce corps meurtri, déchiré aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Cet homme ne fait que lutter contre cette fatigue, ce sommeil qui le fuit et C.BALE l'incarne avec talent, conviction. Ce n'est pas pour rien que le comédien ait perdu tant de kilos, ne s'est pas alimenté quelque fois pendant le tournage ou qu'il ne dormait pas. Il voulait être Trevor jusqu'au bout.

En voyant ce film, il est difficile de ne pas penser au cinéma de D.LYNCH avec ces êtres perdus, ne sachant pas où ils vont, ce qu'ils fuient. Ici, tout se joue sur le mental, la psychologie et le salut du personnage de Trevor ne sera possible que lorsqu'il sera sorti du tunnel dans lequel il s'est engouffré.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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