Dimanche 24 février 2008

Palmarès 2008

Meilleur film : La graine et le mulet

Meilleur réalisateur : Abdelladif Kechiche

Meilleure actrice : Marion Cotillard

Meilleur acteur : Mathieu Amalric

Meilleur acteur second rôle : Sami Bouajila

Meilleur actrice second rôle : Julie Depardieu

Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker

Meilleur espoir féminin : Hafsia Herzi

Meilleure 1ère oeuvre : Persepolis

Meilleur scénar original : La graine et le mulet

Meilleure adaptation : Persepolis

Meilleur montage : Le scaphandre et le papillon

Meilleur film étranger : La vie des autres

 

César d'honneur : Jeanne Moreau / Roberto Benigni


Le palmarès de cette année n'a pas réservé de grosses surprises sauf peut-être le triomphe de "La graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche au détriment de la "Môme".

En tout cas, ce n'est pas encore cette année que l'Académie des Césars fera une entorse au principe qui est de récomprenser une oeuvre qui va dans le sens de l'exception culturelle française.
 

Il est quand même triste de voir que le film "L'ennemi intime" ne fut nommé dans les catégories Meilleur film, Meilleur réalisteur et Meilleur acteur car mis à part "La Môme", le niveau était selon moi assez faible.

Une chose m'a choqué :pourquoi donner un césar d'honneur à Roberto Benigni. Je trouve que l'Académie donne facilement ces césars d'honneur et je trouve cela très regretable.

En fin de compte, cette cérémonie fut comme à ses habitudes. Il n'y a pas grand chose à en retirer sauf que pour être reconnu de l'Académie, il faut pratiquer un cinéma qui reste dans les clous.
Il y a l'exception de "La Môme" mais cela reste maigre.

par thibault pétolat publié dans : Divers communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Dimanche 24 février 2008

Film français de Frédéric SCHOENDOERFFER (2007)
avec
 Benoît MAGIMEL, Béatrice DALLE, Philippe CAUBERE

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HISTOIRE
Paris de nos jours et le grand banditisme.
Claude CORTI est un des rares hommes de pouvoir du métier. Il est dans tous, connait tout ce qui se passe autour de lui et prend une commission sur chaque activité.
Franck est proche de Corti mais il tient à garder son indépendance, Claude a confiance en lui.
Claude tombe et fait un séjour en prison. Ses affaires commencent à se dérègler.

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CRITIQUE

Quel gâchis quand j'ai découvert ce film !

Vouloir faire un film sur le grand banditisme était une bonne idée, vouloir s'attaquer à un cinéma de genre était courageux de la part du réalisateur mais encore faut-il savoir maîtrisr le sujet et s'entourer de vrais professionnels à commencer par les comédiens.

 

F.SCHOENDOERFFER donne l'impression à travers "Truands" qu'il a réalisé l'un de ses rêves de cinéaste mais malheureusement, tout ceci ne fait pas la qualité d'un film. Et au vu du résultat, c'est rien de le dire. De même, le réalisateur semble tenter de s'approprier les codes du film façon Etats-Unis mais sans maîtrise, ce n'est que du toc.


En fait, ce film est l'exemple même d'une catégorie du cinéma de genre français qui croit que faire du copier/coller d'un certain cinéma de genre est la recette du succès ou d'une certaine alternative au cinéma français. Ca ne fonctionne pas comme ça et en plus, F.SCHOENDOERFFER n'est en rien un cinéaste atypique, original et son "Truands" n'est rien de moins qu'un film pauvre. 

Pauvre voir honteux devant une telle médiocrité. Les acteurs sont tristes à voir tellement leur jeu est sans saveur, exagéré. La palme revient à Philippe CAUBERE (Claude) qui est pitoyable dans le rôle du boss. En le regardant, on se demande si on n'est pas en face d'un clown tellement sa prestation nous fait rire, on a l'impression d'être devant une parodie de mauvais goût.
 Il est également fort dommage que B.MAGIMEL ait participé à cette niaiserie. Heureusement pour nous, il s'est vite rattrapé et "Truands" n'est qu'un accident de parcours.

Vous l'aurez compris, ce film est un magnifique ratage avec comme point culminant un scénario des plus banals, sans envergure, sans psychologie, sans lien. On passe de personnages en personnages, de situations en situations comme un claquement de doigt. C'est sûr, ça s'enchaine, y'a pas vraiment de temps mort mais c'est vide.

Bien entendu, le monde de la nuit, les réglements de compte, la violence sont présents comme tout film de bandits, de gangsters mais si c'est pour qu'au final, on ne retient que ça, c'est maigre voir insignifiant. 

 

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Antoine FUQUA
avec
John MALKOVICH, Naomi CAMPBELL


Film Pirelli
envoyé par mad_max927

 

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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Kathryn BIGELOW
avec
Uman THURMAN

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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Guy Ritchie
avec 
Clive OWEN, Madonna

 

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Lundi 18 février 2008

Film américain, anglais de Alfonso CUARON (2006)
avec 
Clive OWEN, Julianne MOORE, Michael CAINE

 

HISTOIRE
Année 2027 : depuis 18 ans, aucune naissance n'a eu lieu. Théo vit dans cette société sans avenir jusqu'au jour où son ex-compagne Julian lui demande de protéger l'ultimu espoir du genre humain : une jeune femme enceinte.
Dans une course effrénée, Théo aidé par on ami Jasper, va tout tenter pour sauver le miracle que la Terre entière attendait.

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CRITIQUE
 
Décidément, les réalisateurs mexicains nous offrent années après anées des films originaux et d'une qualité assez renversante.

Après DEL TORO ("Le Labyrinthe de Pan") et INNARITU ("Babel"), A. CUARON nous livre un film d'anticipation péssimiste mais ô combien enivrant.

 Péssimiste car on y découvre un monde totalement dénué d'humanité, froid, autoritaire et qui s'en prend aux immigrés car c'est de leur faute si le monde est devenu ce qu'il est.
Pour mieux leur faire comprendre qu'on ne les accepte pas, on les range, on les cache dans des ghettos digne de ceux des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le pire dans tout ça, c'est que le citoyen doit y participer en faisant de la dénonciation. Tout ceci semble citoyen dans un monde qui ne connaît plus le mot démocratie.
En fait, c'est une période de terreur ou disons le clairement de dictature.

Le problème des imigrés n'est le seul aspect de ce film mais je trouve qu'il a été traité de manière très forte, très sensible.

Le personnage de Théo (C.OWEN irréprochable) ne croît plus en ce monde, il traîne sa mélancolie, son impuissance. Avec son ami Jesper, il reparle du monde, le refont mais la réalité de ce qui les entourent est plus fort. 
Mais l'arrivée de cette jeune femme qui porte en elle l'espoir de tout un monde le poussera à aller plus loin qu'il ne le pensait et même à sacrifier sa vie. 

Malgré cet espoir pour l'humanité, la nature de l'homme reste ce qu'elle est : un individu voulant s'accaparer la part du lion, être le héros mais surtout empêcher que le monde sache que cet espoir est né d'une immigré. Cela est choquant mais c'est bien ce que veulent les hommes poursuivant Théo et la jeune femme. 

Visuellement, le réalisateur mexicain a réalisé quelque chose de grand en parfaite osmose avec l'esprit du film. Les couleurs sont sombres, tout est gris, ça sent la fin du monde. Tout est ou presque en ruine, les bâtiments ne tiennent pratiquement plus debouts. 

Mais ce qui est le plus scotchant est sans nul doute le nombre assez impressionant de plans séquences filmés à l'épaule qui jalonnent le film. On est de plein pied dans l'action avec comme point culminant : l'entrée de Théo dans l'immeuble vers la fin du film pour aller chercher la jeune femme.

"Les Fils de l'homme" est un excellent film qui ne peut vous laisser indifférent. 

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : ciné-blogs
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Dimanche 17 février 2008

Film américain de Guillermo DEL TORO (2002)
avec
Wesley SNIPES, Kris KRISTOFFERSON, Ron PERLMAN, Luke GOSS, Léonor VARELA

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HISTOIRE
Depuis bien longtemps, Blade mi-homme mi-vampire fait la guerre aux vampires avec le seul but de les anéantir.
Face à lui, un groupe d'élites de vampires : les Bloodpack dirigé par Nyssa, experte en arts martiaux qui s'entraîne dans un seul but : tuer Blade.
Mais les priorités changent : une nouvelle menace portant le nom de Jared NOMAK. Blade et les Bloodpack vont devoir s'unir pour venir à bout de cet ennemi commun.

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CRITIQUE
Quand on connaît avec quel talent G.DEL TORO met en scène ses films, on avait hâte de voir comment allait se porter ce nouveau "Blade".

Alors que le 1er "Blade" signé S.NORRINGTON nous présentait le personnage de Blade, ses origines, sa haine envers les vampires, le réalisateur mexicain nous offre une véritable bataille dont l'issue concerne non seulement les humains mais aussi les vampires qui se retrouvent pris au piège d'une nouvelle espèce.

G.DEL TORO impose de suite son empreinte sur ce film du fait d'une connaissance indéniable de ce genre filmographique. Et on peut dire qu'on est servi.
Tout d'abord, le mot gore nous vient à l'esprit à la vision des scènes du film. La présence de sang à outrance, les gros plans sanglants sont légions et cela pour notre plus grand plaisir. D'ailleurs, la lutte contre l'ennemi est faite de tueries des plus intenses.

En plus du côté très sanglant du film, "Blade II" fait honneur aux amateurs de bastons à mains nues ou à l'épée.
En effet, les combats sont très bien chorégraphiés et filmés de manière à couper le souffle mais l'utilisation des effets spéciaux dans certaines scènes montrent quelques limites.
Même si ceux-ci apportent leurs lots de possibilitées, la réussite des duels est à mettre en grande partie à la clé de W.SNIPES, toujours aussi impressionnant de puissance, d'agilité.

L'univers du film n'a pas été négligé tout comme l'apparence donnée aux personnages qui jalonnent le film en particulier Nomak, l'ennemi en commun de Blade et des Bloodpack. 
  Son allure, son visage ont été très bien travaillés et en le voyant, il nous donne l'impression d'être un malade en phase terminale et que le virus qu'il a en lui peut le tuer à tout moment. Mais ce n'est qu'un leurre. 
Quand aux menbres des Bloodpack, il n'y a qu'à regarder leur look et vous comprendrez avec une mention spéciale à R.PERLMAN (Hellboy).

Au final, ce nouveau "Blade" se relève être une suite d'excellente facture qui change radicalement du premier volet. 
A travers ce film, on se rend compte également que G.DEL TORO est capable de passer d'un blockbuster avec ses codes à un film beaucoup plus intimiste ("L'échine du diable", "Le Labyrinthe de Pan") sans pour autant perdre de sa superbe.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 16 février 2008

Film américain d'Orson WELLES (1958)
avec
Orson WELLES, Charlton HESTON, Janet LEIGH, Akim TAMIROFF

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HISTOIRE
Dans une ville frontière séparant les Etats-Unis du Mexique, un homme de nationalité américaine très important est tué dans l'explosion de sa voiture en compagnie d'une jeune femme. Au même moment, le juge VARGAS et sa femme Susan se proménent dans la ville et entendent le bruit de la déflagration.
L'inspecteur QUILAN et ses hommes arrivent sur le lieu du crime et ne tardent pas à en conclure à un meurtre en découvrant des fragment d'explosifs dans le coffre de la voiture.
Le juge VARGAS ne peut participer à l'enquête et va découvrir la nature répugnante de QUILAN.

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CRITIQUE

Je remonte dans le temps pour vous parler d'un film que dis-je d'un chef d'oeuvre d'Orson WELLES, l'un des génies du 7ème art.

Dès les premières minutes, on sait déja que ce film va être d'une maitrîse technique irréprochable. Il n'y a qu'à voir ce magnifique plan séquence qui ouvre le film, il est unique. Dans ce plan, on suit l'homme qui va se faire tuer et dans le même temps le juge Vargas et sa femme.

Pendant tout le film, O.WELLES utilise une multitude de plans différents de manière saccadée ce qui permet de donner au film un style si particulier. Il en va de même pour l'ambiance qui se dégage du film, elle est malsaine, poisseuse à l'image de cette ville frontière, de ses môtels perdus au milieu de rien.

Ce qui fascine également, c'est la prestation d'O.WELLES en tant qu'acteur, il est méconnaisable. Sa performance est d'une puissance, d'une intensité qui ferait passer ses partenaires pour de vulgaires figurants. 
Mais ses partenaires ne sont pas en reste à commencer par A.TAMIROFF, excellent dans son rôle de crapule et J.LEIGH qui apporte sa douceur, sa beauté dans ce monde de brutes.

Au delà de la maîtrise dont fait preuve le réalisateur, ce qui est intéressant dans le film c'est que derrière cette intrigue policière  se cache peut-être le portrait amer d'une société américaine par rapport aux immigrés et au racisme.

Quoiqu'il en soit, une chose est sûre : c'est en regardant des films de ce calibre la qu'on se rend compte de la beauté du 7ème art.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 16 février 2008

Film japonais de Shohei IMAMURA (1998)
avec
Akira EMOTO, Kumiko ASO, Jyuro KARA, Masanori SERA, Jacques GAMBLIN


HISTOIRE
Début du mois d'août 1945.
Le Dr AKAGI, médecin de famille soigne sans s'arrêter des patients pendant la seconde guerre mondiale à Okayama. Il découvre que beaucoup de ses patients souffrent du foie. Il décide alors de se lancer dans des recherches avec l'aide de ses amis Umemoto et Toriumi ainsi que Sonoko, une prostitueé.
 Un jour, en revenant chez lui, le docteur découvre Piet, un soldat hollandais en fuite. Le docteur le cache mais les soldats le retrouvent  et détruisent le matériel du docteur.

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Photo : Shohei IMAMURA (casquette)

CRITIQUE
"Dr AKAGI" est un film où la multiplicité des thèmes fait que celui-ci est à part dans le monde du cinéma car ici, il est question de vrai cinéma et non de marketing.

A vouloir traiter beaucoup de thèmes, le réalisateur donne l'impression aux spectateurs que ce film est en fait le résultat de plusieurs histoires. 
C'est ce qui en fait sa force.

Au lieu de passer au rouleu compresseur des sujet tels la medecine, la guerre, le patriotisme, IMAMURA prend le temps de les montrer, de les explorer en filmant des attitudes, des regards ou bien des situations pouvant aller du grotesque à l'insoutenable.

Ce qui fascine également dans ce film, c'est la personnalité des personnages qui entourent le docteur. On trouve un bonze qui ne sait faire qu'une chose : boire du sake à longueur de journée, un médecin qui doit se piquer à la morphine pendant une opération chirurgicale.
Cependant, malgré des personnages qu'on pourrait de qualifer de fous, de toxicos, ils nous donnent une sacrée leçon d'humanisme.

IMMAMURA n'oublie pas que l'action se passe pendant la guerre et cela se voit par des scènes d'anthologies baignées dans un réalisme poussé à l'extrème.
En effet, comment ne pas être ému voir écoeuré lorsqu'on voit Piet (J.GAMBLIN) se faire passer à tabac par un général japonais qui ne voit en lui qu'une bête à achever.

S'il y aurait un reproche à faire à ce film, ce serait sa durée. En plus, le rythme est assez lent mais si vous êtes curieux du cinéma asiatique, je vous conseille de découvrir ce film. 

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 16 février 2008

Film japonais de Takeshi KITANO (2003)
avec
Takeshi KITANO, Tadanobu ASANO, Mi Chiyo OGUSU, Yui NATSUKAWA

 
HISTOIRE

Dans le Japon du XIXème siècle, Zatoîchi, un redoutable combattant aveugle, va de ville en ville pour proposer ses services de masseur et exercer son talent de joueur professionnel.

Au fil de sa route, il arrive dans une petite ville soumise à la loi du gang de Ginzo et de son sbire Hattori.

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CRITIQUE

Avec "Kill Bill", TARANTINO rendait hommage aux films de sabre, à Bruce Lee, au cinéma asiatique.

 

Peu de temps après lui, T.KITANO enboîte le pas et nous livre un film des plus originaux dans sa conception. Original car contrairement à "Kill Bill" où l'on avait droit à un schéma classique, le cinéaste japonais utilise à la fois le burlesque, la comédie musicale mais également la surenchère comme cela était déja présent dans les vieux films de samuraïs.

 

Mais au-delà de ces différentes influences, ce qui rend le film si attrayant vient du fait que KITANO les utilise de façon intelligente. Il ne cherche pas à en abuser, il préfère la jouer par petites touches et le résultat est des plus appréciables.

Bien sûr, tout ast fait avec parcimonie mais encore faut-il savoir les maîtriser et là, le cinéaste ne fait pas fausse route. Sa vision du burlesque, de la comédie musicale se résume en seul mot : grandiose.

Il faut dire que KITANO pour le côté musical a fait appel à une troupe de claquettes et de chorégraphes magnifique : les Stripes. On est également complètement subjugué par le burlesque du film, digne des Marx Brothers que le cinéaste ne cherche pas à trahir.

Même si comme pour "Dools" KITANO change de registre, de vision par rapport à ces précédents films, on retrouve à travers l'hémoglobine et sa surenchère l'une des influences premières de son cinéma : la violence.


Finalement, T.KITANO démontre à travers "Zatoïchi" qu'il n'est pas qu'un simple conteur de yakuzas ou de flics déprimés.

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par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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