Jeudi 31 janvier 2008

Film français de Laurent HERBIET (2006)
avec
Olivier GOURMET, Robinson STEVENIN, Cécile de FRANCE, Bruno SOLO, Eric CARAVACA



HISTOIRE
1995, Paris. Le colonel en retraite Roaul DUPLAN est retrouvé chez lui une balle dans la tête. Une lettre anonyme est envoyée aux enquêteurs : "Le colonel est mort à Saint-Arnaud".
1957, Saint-Arnaud en Algérie : un jeune officier juriste, Guy ROSSI, prend ses fonctions auprès du colonel DUPLAN. La machine des pouvoirs spéciaux ainsi que la torture se mettent en place.
Elle fera du juriste un bourreau et rattrapera DUPLAN quarante ans plus tard.

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CRITIQUE
Il est rare dans le cinéma français que l'on parle d'un sujet aussi délicat que la guerre d'Algérie et des agissements de l'armée française. C'est donc avec un certain intérêt que j'ai découvert ce film français passé inaperçu en salle lors de sa sortie.

Je dois dire que j'ai été agréablement surpris devant la qualité de ce long métrage de Laurent HERBIET. Surpris car je ne m'attendais pas à une critique aussi virulente sur le pouvoir de l'armée pendant cette période trouble que fut la guerre d'Algérie. On découvre avec effroi les méthodes employées, en l'occurence la torture condamnée au départ par le colonel DUPLAN (O. GOURMET impressionant) mais qui finallement donnera son accord afin de mettre fin au FLN. Les scènes de tortures sont d'ailleurs assez dur à encaisser.

Ce qui est également fort intéressant dans "Mon Colonel", c'est l'étude des personnages principaux à commencer par le colonel DUPLAN. Celui-ci est partagé entre deux sentiments : l'un correspond au militaire qui éxécute les tâches au pied levé et l'autre, à l'homme avec ses questions, ses doutes sur le bien fait des actions à éxécuter. 
Vient ensuite l'officier ROSSI, parachuté dans l'enfer de la guerre d'Algérie. Lui arrive avec son idéal à savoir que dans n'importe quelle guerre, il ya des règles à respecter et que celles-ci ne peuvent être bafouées. Tout le long du film, ROSSI tente de savoir quelle attitude il faut adopter devant la situation, si passer les règles le rendront meilleur mais au final, il n'en saura guère. 

Le réalisateur ne donne pas l'impression de juger ses hommes, il dénonce plus le système car ces hommes ne sont que des pions finallement. 
Bien entendu, certains protagonistes comme le comissaire de police (B.SOLO) sont des gens sans scrupules qui ne voit qu'en l'arabe, un être inférieur par rapport aux français et certaines scènes montrent bien cette mentalité comme celle par exemple lors de l'attentat à la bombe. La réaction des français est immédiate : ils se jettent sur les algériens présents et les frappent au sol jusqu'à ce qu'ils en meurent.

Ceux qui ont vu le film diront peut-être que le réalisateur n'a pas montré les atrocités faites également par le FLN mais ce n'est pas le but.
Ici, il est question de l'armée française, de ses actes. Pour ma part, je trouve courageux la volonté de L.HERBIET de parler de cette période et d'en faire un film sans concession. Il a brisé un sujet tabou de la société française au cinéma et cela ne peut être que salué.

Vous l'aurez compris, je vous conseille fortement de voir ce film. Il fait aussi mal que "L'ennemi intime", l'autre grand film sur la guerre d'Algérie et ses atrocités.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 29 janvier 2008

Film d'animation japonais de Michael ARIAS (2007)

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Mardi 29 janvier 2008

Film américain de Jon AVNET
avec
Al PACINO, Robert DE NIRO

Sortie indéterminée

par thibault pétolat publié dans : Bandes Annonces communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mardi 29 janvier 2008

Film espagnol de Juan Antonio BAYONA

Sortie le 5 mars 2008

par thibault pétolat publié dans : Horreur communauté : Ciné Horreur
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Mardi 29 janvier 2008

Film américain de Tony KAYE (1999)
avec
Edward NORTON, Edward FURLONG, Beverly D'ANGELO, Jennifer LIEN

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HISTOIRE

Au bout de trois ans de prison pour le meurtre de deux jeunes noirs, Derek revient chez lui dans le but de changer la mentalité de son jeune frère Danny. En effet, celui-ci a en lui les mêmes idées xénophobes qu'avait jadis son frère.

Durant toute une journée, Derek va tenter de faire comprendre à son frère que la différence entre les blancs et les personnes de couleur n'éxiste pas et que parfois, ce sont les blancs les vraies ordures.

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CRITIQUE

Electrochoc. Voila le mot qui résume à lui seul la sensation que l'on ressent lorsqu'on sort d'American History X.

Tout d'abord, ce qui frappe dans le film, c'est avec quelle hargne le réalisateur dénonce le pouvoir d'endoctrinement que subissent de jeunes qui sont soit complètement paumés soit à l'écoute de parents déja extrêmistes dans leur propos, dans leur approche des gens de couleur.
Ce sont donc des proies faciles, dociles pour des gens aux discours ignobles, inhumans.

Pour que le spectateur ressente cette atmosphère de haine, T.KAYE utilise l'image en noir et blanc dans des moments bien spécifiques, en l'occurence la période skinhead du personnage de Derek (E.NORTON) et son ambiance presque surréaliste. 
Cette période sert également à comprendre comment Derek est tombé puis sorti du fascisme, de la xénophobie.

En s'appuyant sur des comédiens jouant parfaitement leur rôle (NORTON en tête), le film prend encore plus d'ampleur. Ceux-ci retranscrivent avec beaucoup de justesse la vision des jeunes fascistes. D'ailleurs, dans la scène où Derek tue les deux jeunes noirs, celui-ci nous montre à travers son regard ce qu'il est : un être ignoble, sans scrupule et fier de lui.

A travers la dénonciation de la folie xénophobe de certains hommes, le cinéaste dresse dans le même temps un état des lieux plus que morbide des Etats-Unis où la haine du Noir, le KKK est et sera toujours présente.
De même, on s'aperçoit que la violence, le meurtre dans la société américaine sont les seules réponses idéales à toute forme de manque de respect au lieu du dialogue.

Ce constat est on ne peut plus accablant. 


 

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Lundi 28 janvier 2008
On attendait avec impatience le nouveau film de Paul Thomas Anderson. Voici la bande annonce de son prochain long métrage avec l'inégalable Daniel Day Lewis. Préparez vous à l'un des films évènement de cette année 2008


par thibault pétolat publié dans : Bandes Annonces communauté : ciné-blogs
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Dimanche 27 janvier 2008

Film américain des frères COEN
avec
Javier BARDEM, Josh BROLIN, Tommy LEE JONES

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Histoire
En chassant près du Rio Grande, MOSS découvre une camionnette abandonnée et plusieurs macchabé au sol. Il trouve également une forte quantité d'héroïne ainsi qu'une malette contenant une grosse somme d'argent. En prenant l'argent, il ne sait pas qu'un homme du nom de Chigurth le pourchasse lui même suivi à la trace par le shérif Bell.

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Critique
A chaque nouveau COEN, on retient son soufle car on sait qu'on va avoir droit à un vrai moment de cinéma. Même si leurs derniers films montraient selon moi une certaine perte de vitesse, on resortait de la salle avec une satisfaction non négligeable.

Avec "No country for old men", les frères COEN nous servent sur un plateau leur meilleur film depuis "O'Brother..." et nous font revivre leur période "Fargo" soit un film où se mèle à la fois le thriller/polar, l'humoir noir mais également des thèmes comme l'immoralité, la mort. Ce qui est frappant chez les COEN, c'est cette faculté à manier dans la même scène la noirceur de l'action avec des répliques des plus atrocement marrantes et dans ce film, ça ne manque pas.

L'une des grosses sensations de ce film est sans aucun doute l'interprètation de Javier BARDEM, acteur espagnol qui dans ce rôle de tueur est tout simplement terrifiant. Certes, son physique charpenté, sa coupe de cheveux type syndicaliste apportent beaucoup au personnage mais se serait oublier les subtilités du jeu de J.BARDEM. A ses côtés, T.LEE JONES est égal à lui-même et il est à la fois drôle et triste. Quand à J.BROLIN, il tire son épingle du jeu, il n'est pas écrasé par ses deux collègues.

Du point de vue de la réalisation et du scénario, les frères COEN sont au rendez-vous. L'histoire est très bien écrite, les temps morts sont quasi inéxistants d'où un rythme assez soutenu ce qui n'est pas fait pour nous déplaire. Peut-être certains trouveront la fin bizarre, non logique mais en fait, ça nous fait comprendre le sens du titre du film car ce "old men" est selon moi Tommy LEE JONES qui sent bien que tout ceci le dépasse.

La réalisation est nickel et je dois dire que j'ai été surpris par quelques effets de mouvements de caméra de la part des COEN. Cela prouve leur volonté de s'améliorer en permanence, de vouloir tenter de nouvelles choses voir peut-être de prouver leur imagination sans faille.

En tout cas, une chose est certaine : les frères COEN nous ont encore bluffer et on en redemande.

 

 

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 26 janvier 2008

Film d'animation japonais de Shinji ARAMAKI

Sortie indéterminée

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Samedi 26 janvier 2008

Film américain de Rob Zombie (2006)
avec
Sid HAIG, Bill MOSELEY, Sheri MOON ZOBIE, Ken FOREE, Matthew McGRORY, William FORSYTHE



Histoire
Depuis la mort de son frère, le shérif Wydell ne vit plus que pour se venger de l'épouvantable famille Firefly.
Un beau matin, décider à les éliminer sans pitié et au mépris de la loi, il encercle leur maison avec ses hommes. Seuls Otis et sa soeur Baby parviennent à s'échapper et se réfugient dans un motel perdu.
Ils attendent de retrouver leur père, Cap'tain Spaulding et tuent sans hésiter quiconque se dresse sur leur chemin.

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Critique
Bienvenue en enfer, voila ce qu'on pourrait dire après avoir vu ce film de Rob ZOMBIE.

Avec "The devil's reject", nous sommes aux antipodes du film d'horreur comme rarement il a été vu pour ce genre de film.
 Je m'explique : au delà de l'aspect horrifique, le réalisateur nous plonge dans un univers à part. Il ne cherche pas à enquiller les scènes d'hémoglobines sans saveur pour laisser place par la suite à un vide scénaristique.

Au contraire, R.ZOMBIE a voulu faire un film où l'intérêt se porte également sur la psychologie de cette galerie de personnages plus atroces les uns que les autres. On ne peut qu'être horrifié par leur conportement, leur folie meurtrière qui semble pour eux naturels. Ils en rigolent, ils en prennent un plaisir des plus sadiques.
Mais le personnage qui me semble le plus dérangeant du point de vue moral est sans aucun doute le personnage du shériff Wydell car il représente la loi, l'ordre mais finallement, son conportement ne vaut pas mieux que celui de la famille Firefly. Sa vengeance prend le dessus et ressemble à un chemin de croix qui ne pourra se terminer que par l'anéantissement de ces monstres.

"The devil's reject" est ègalement un magnifique hommage aux films d'horreurs des années 70 comme "Massacre à la tronçonneuse" par exemple. 
On se retrouve dans un environnement, dans des décors des plus atypiques qui se supperposent parfaitement avec l'univers salase, bousseux, impertinent, déjanté propre au film de R.ZOMBIE. Tout ce qu'on voit à l'écran nous rappelle qu'on entre dans l'antre du diable.

Comme tout film d'horreur, "The devil's reject" possède son lot de scènes d'hémoglobines. Cependant, ce qui semble avoir intéressé le cinéaste dans ses scènes n'ait pas le côté surrenchère. Il préfère les suggérer mais l'effet est le même car on imagine la cruauté, le plaisir qu'on pris les Farefly dans ses actes atroces.

R.ZOMBIE étant également chanteur, on était en droit de s'attendre à une bande son de qualité et on n'est pas déçu. Le travail de Tyler BATES (300) est remarquable et les chansons styles country/folk que l'on retrouve à des moments bien spécifiques est du même acabit.

Au final, R.ZOMBIE vous propose dans une plongée en enfer dont vous n'êtes pas prêt de vous relever.

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par thibault pétolat publié dans : Horreur communauté : Ciné Horreur
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Vendredi 25 janvier 2008

Catégories : divers

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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