Vendredi 29 février 2008

Film américain, français, britannique des frères COEN (2000)
avec
Georges CLOONEY, John TURTURRO, Tim BLAKE NELSON, John GOODMAN

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HISTOIRE

Aux Etats-Unis pendant la Grande Dépression, trois prisonniers (Ulysse, Pete et Delmar) s'évadent d'un bagne du Mississippi. Enchaînés les uns aux autres, ils vont devoir au fil de diverses rencontres unir leurs forces pour échapper à un shériff.

 

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CRITIQUE
A chaque film des frères COEN, il y a toujours cette attente. On se demande ce qu'ils vont nous inventer comme histoire, comme univers.
Avec "O'Brother", ils réussisent encore une fois à nous surprendre avec sûrement leur film le plus atypique.

 

Les frères COEN emmènent le spectateur dans un monde où se côtoie réel et iréel, fantaisie et humour. Si tout ceci est palpable, ceci en revient à l'intelligence des frères COEN d'avoir écrit un scénario s'inspirant de l'Odyssée d'Homère pour l'adapter à la période de la Grande Dépression.
D'ailleurs, le meneur des évadés incarné par G.CLOONEY n'a qu'un but : retourner chez lui pour revoir sa femme et ses sept filles comme dans l'Odyssée.
De plus, les rencontres faites par nos trois acolytes sont toutes plus folles les unes que les autres et l'identification avec l'oeuvre d'Homère saute aux yeux.

L'humour est présent tout le long du film est cela pour différentes raisons. La première et la plus importante vient selon moi de la finesse des dialogues. C'est fin, pas vulgaire avec un résultat des plus épatants.

La deuxième est dû aux divers situations plus tordues les unes que les autres. Elles sont inventives, burlesques. Que du bonheur.

La troisième enfin est qu'on a droit à une brochette d'acteurs irréprochables, des plus talentueux à commencer par G.CLOONEY qui joue avec moquerie de son image de beau gosse et des ses acolytes J.TURTURO et T.B.NELSON tous les deux timbrés.

 

Si tout ceci s'imbrique aussi bien, il y a un élément à ne pas oublier : la retranscription de l'époque à travers des décors, des costumes qui nous font un bond en arrière dans l'histoire des Etats-Unis.
Et la musique dans tout ça. Elle est à l'image du film : une réussite totale. 

Longue vie au cinéma des frères COEN.

 

 

 

 

 

 

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Vendredi 29 février 2008

Film américain de Doug LIMAN
avec
Hayden CHRISTENSEN, Jamie BELL, Samuel L. JACKSON, Rachel BILSON

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HISTOIRE

David RICE est un jumper. Il a le pouvoir de se téléporter n'importe où sur terre, le monde n'a plus de limite pour lui.

Mais des personnes savent qu'il possède ce pouvoir et leur mission est de mettre fin à sa vie.

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CRITIQUE

La curiosité permet quelque fois d'avoir de bonnes surprises mais là, il est forcé d'admettre que ma curiosité m'a joué un vilain tour.

"Jumper" est d'une pauvreté impressionante à tous les niveaux, aucun point positif à en tirer. C'est autant plus regretable quand on avait vu le travail de D.LIMAN sur "La mémoire dans la peau".

 

Je veux bien admettre que l'histoire passe en second plan dans ce type de film mais il y a des limites quand même.
Les personnages n'ont pas été développés ou du moins le strict minimum, ils n'ont pas de personnalités, de caractères, ils ne sont que chair. 
Le héros incarné par l'insipide H.CHRISTENSEN n'a rien d'un héros, il n'en a aucun attribut. C'est pitoyable. Je vous parle même pas du méchant incarné par S.L.JACKSON, rien à dire.

L'histoire quand à elle est plate, fade, sans saveur. On a droit en une minute de la raison du conflit qui oppose les Jumper aux Palladins depuis la nuit du temps. Et encore, l'explication est assez sommaire et cette façon de faire montre bien l'étendue des dégâts que nous avons sous les yeux.

Il en est de même de l'histoire entre David et Millie, elle n'apporte rien et en plus elle dure, elle dure au détriment de l'aspect spectaculaire qu'on est en droit d'attendre de "Jumper". 
Et quand arrive enfin la partie qui devrait donner du boost à l'ensemble, on en reste dubitatif car ça manque cruellement d'originalité, d'envolées qui nous scotcheraient au siège.

Non, ce film est à oublier. Ce n'est que du vide.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 27 février 2008

Film américain de Brad ANDERSON (2005)
avec
Christian BALE, Jennifer JASON LEIGH, Aïtana SANCHEZ-GIJON

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HISTOIRE

Trevor REZNIK est ouvrier dans une usine. Victime d'insomnies, il n'a pas dormi depuis un an et la fatigue commence à faire place à la folie.

Après un grave accident de travai dans lequel il est impliqué, il est persuadé d'être victime d'un complot orchestré par tous les autres ouvriers.

Déterminé à découvrir la vérité, il décide de mener son enquête.

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CRITIQUE

Les films ayant pour thème principal la folie est un exercice des plus périlleux aussi bien dans sa réalisation, son écriture et son interprètation.

Avec 'The Machinist", le réalisateur nous fait un concentré en haute teneur en ne négligeant aucun de ces trois domaines. Le résultat final est des plus bluffants.

Je m'explique : tout d'abord la réalisation. B.ANDERSON met beaucoup de soin à ce que les plans qu'il utilise agissent comme le reflet de la personnalité de Trevor. Ces plans sont aussi là pour installer l'ambiance pesante, malsaine qui est présente tout le long du film. Aucuns plans ne sont gratuits dans "The Machinist", ils ont un sens et quand on les déchiffre, on se rend compte de l'intelligence du travail de B.ANDERSON.
Il en va de même pour la lumière, celle-ci est assez froide. La dominance est le gris, le noir quand vient l'obscurité et encore une fois, ceci n'est pas innocent. Cela renvoie directement à Trevor et à son intérieur meurtri, à ces hallucinations.

Vient ensuite le scénario. Celui-ci est un bijou car la folie n'est pas ici montrée de façon meurtrière, sanglante.  Au contraire, cette folie masque le désarroi, le désespoir d'un homme qui n'a pas eu le courage d'agir devant ses responsabilités et qui a fui croyant qu'il pouvait y échapper.
L'intelligence du scénario est aussi dans le fait qu'il se sert de l'insomnie pour amener le personnage dans une folie, une hallucination de plus en plus inquiètante aussi bien pour Trevor que pour les personnes le croisant. 
En fait, tout ce queTrevor voit fait parti de son passé comme cette serveuse et son fils (en elle, il voit sa mère et en lui, le garçon qu'il a renversé), cet homme et sa voiture rouge qu'il poursuit et bien d'autres détails encore que je ne vous dirais pas car je préfère que vous les découvriez par vous même.

Et pour finir, l'interprètation. Il est difficile de mettre un mot sur la performance de C.BALE tellement celle-ci est sidérante. Il est méconnaisable avec ce corps meurtri, déchiré aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Cet homme ne fait que lutter contre cette fatigue, ce sommeil qui le fuit et C.BALE l'incarne avec talent, conviction. Ce n'est pas pour rien que le comédien ait perdu tant de kilos, ne s'est pas alimenté quelque fois pendant le tournage ou qu'il ne dormait pas. Il voulait être Trevor jusqu'au bout.

En voyant ce film, il est difficile de ne pas penser au cinéma de D.LYNCH avec ces êtres perdus, ne sachant pas où ils vont, ce qu'ils fuient. Ici, tout se joue sur le mental, la psychologie et le salut du personnage de Trevor ne sera possible que lorsqu'il sera sorti du tunnel dans lequel il s'est engouffré.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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Dimanche 24 février 2008

Palmarès 2008

Meilleur film : La graine et le mulet

Meilleur réalisateur : Abdelladif Kechiche

Meilleure actrice : Marion Cotillard

Meilleur acteur : Mathieu Amalric

Meilleur acteur second rôle : Sami Bouajila

Meilleur actrice second rôle : Julie Depardieu

Meilleur espoir masculin : Laurent Stocker

Meilleur espoir féminin : Hafsia Herzi

Meilleure 1ère oeuvre : Persepolis

Meilleur scénar original : La graine et le mulet

Meilleure adaptation : Persepolis

Meilleur montage : Le scaphandre et le papillon

Meilleur film étranger : La vie des autres

 

César d'honneur : Jeanne Moreau / Roberto Benigni


Le palmarès de cette année n'a pas réservé de grosses surprises sauf peut-être le triomphe de "La graine et le mulet" d'Abdellatif Kechiche au détriment de la "Môme".

En tout cas, ce n'est pas encore cette année que l'Académie des Césars fera une entorse au principe qui est de récomprenser une oeuvre qui va dans le sens de l'exception culturelle française.
 

Il est quand même triste de voir que le film "L'ennemi intime" ne fut nommé dans les catégories Meilleur film, Meilleur réalisteur et Meilleur acteur car mis à part "La Môme", le niveau était selon moi assez faible.

Une chose m'a choqué :pourquoi donner un césar d'honneur à Roberto Benigni. Je trouve que l'Académie donne facilement ces césars d'honneur et je trouve cela très regretable.

En fin de compte, cette cérémonie fut comme à ses habitudes. Il n'y a pas grand chose à en retirer sauf que pour être reconnu de l'Académie, il faut pratiquer un cinéma qui reste dans les clous.
Il y a l'exception de "La Môme" mais cela reste maigre.

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Dimanche 24 février 2008

Film français de Frédéric SCHOENDOERFFER (2007)
avec
 Benoît MAGIMEL, Béatrice DALLE, Philippe CAUBERE

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HISTOIRE
Paris de nos jours et le grand banditisme.
Claude CORTI est un des rares hommes de pouvoir du métier. Il est dans tous, connait tout ce qui se passe autour de lui et prend une commission sur chaque activité.
Franck est proche de Corti mais il tient à garder son indépendance, Claude a confiance en lui.
Claude tombe et fait un séjour en prison. Ses affaires commencent à se dérègler.

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CRITIQUE

Quel gâchis quand j'ai découvert ce film !

Vouloir faire un film sur le grand banditisme était une bonne idée, vouloir s'attaquer à un cinéma de genre était courageux de la part du réalisateur mais encore faut-il savoir maîtrisr le sujet et s'entourer de vrais professionnels à commencer par les comédiens.

 

F.SCHOENDOERFFER donne l'impression à travers "Truands" qu'il a réalisé l'un de ses rêves de cinéaste mais malheureusement, tout ceci ne fait pas la qualité d'un film. Et au vu du résultat, c'est rien de le dire. De même, le réalisateur semble tenter de s'approprier les codes du film façon Etats-Unis mais sans maîtrise, ce n'est que du toc.


En fait, ce film est l'exemple même d'une catégorie du cinéma de genre français qui croit que faire du copier/coller d'un certain cinéma de genre est la recette du succès ou d'une certaine alternative au cinéma français. Ca ne fonctionne pas comme ça et en plus, F.SCHOENDOERFFER n'est en rien un cinéaste atypique, original et son "Truands" n'est rien de moins qu'un film pauvre. 

Pauvre voir honteux devant une telle médiocrité. Les acteurs sont tristes à voir tellement leur jeu est sans saveur, exagéré. La palme revient à Philippe CAUBERE (Claude) qui est pitoyable dans le rôle du boss. En le regardant, on se demande si on n'est pas en face d'un clown tellement sa prestation nous fait rire, on a l'impression d'être devant une parodie de mauvais goût.
 Il est également fort dommage que B.MAGIMEL ait participé à cette niaiserie. Heureusement pour nous, il s'est vite rattrapé et "Truands" n'est qu'un accident de parcours.

Vous l'aurez compris, ce film est un magnifique ratage avec comme point culminant un scénario des plus banals, sans envergure, sans psychologie, sans lien. On passe de personnages en personnages, de situations en situations comme un claquement de doigt. C'est sûr, ça s'enchaine, y'a pas vraiment de temps mort mais c'est vide.

Bien entendu, le monde de la nuit, les réglements de compte, la violence sont présents comme tout film de bandits, de gangsters mais si c'est pour qu'au final, on ne retient que ça, c'est maigre voir insignifiant. 

 

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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Antoine FUQUA
avec
John MALKOVICH, Naomi CAMPBELL


Film Pirelli
envoyé par mad_max927

 

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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Kathryn BIGELOW
avec
Uman THURMAN

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Mardi 19 février 2008

Réalisé par Guy Ritchie
avec 
Clive OWEN, Madonna

 

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Lundi 18 février 2008

Film américain, anglais de Alfonso CUARON (2006)
avec 
Clive OWEN, Julianne MOORE, Michael CAINE

 

HISTOIRE
Année 2027 : depuis 18 ans, aucune naissance n'a eu lieu. Théo vit dans cette société sans avenir jusqu'au jour où son ex-compagne Julian lui demande de protéger l'ultimu espoir du genre humain : une jeune femme enceinte.
Dans une course effrénée, Théo aidé par on ami Jasper, va tout tenter pour sauver le miracle que la Terre entière attendait.

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CRITIQUE
 
Décidément, les réalisateurs mexicains nous offrent années après anées des films originaux et d'une qualité assez renversante.

Après DEL TORO ("Le Labyrinthe de Pan") et INNARITU ("Babel"), A. CUARON nous livre un film d'anticipation péssimiste mais ô combien enivrant.

 Péssimiste car on y découvre un monde totalement dénué d'humanité, froid, autoritaire et qui s'en prend aux immigrés car c'est de leur faute si le monde est devenu ce qu'il est.
Pour mieux leur faire comprendre qu'on ne les accepte pas, on les range, on les cache dans des ghettos digne de ceux des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Le pire dans tout ça, c'est que le citoyen doit y participer en faisant de la dénonciation. Tout ceci semble citoyen dans un monde qui ne connaît plus le mot démocratie.
En fait, c'est une période de terreur ou disons le clairement de dictature.

Le problème des imigrés n'est le seul aspect de ce film mais je trouve qu'il a été traité de manière très forte, très sensible.

Le personnage de Théo (C.OWEN irréprochable) ne croît plus en ce monde, il traîne sa mélancolie, son impuissance. Avec son ami Jesper, il reparle du monde, le refont mais la réalité de ce qui les entourent est plus fort. 
Mais l'arrivée de cette jeune femme qui porte en elle l'espoir de tout un monde le poussera à aller plus loin qu'il ne le pensait et même à sacrifier sa vie. 

Malgré cet espoir pour l'humanité, la nature de l'homme reste ce qu'elle est : un individu voulant s'accaparer la part du lion, être le héros mais surtout empêcher que le monde sache que cet espoir est né d'une immigré. Cela est choquant mais c'est bien ce que veulent les hommes poursuivant Théo et la jeune femme. 

Visuellement, le réalisateur mexicain a réalisé quelque chose de grand en parfaite osmose avec l'esprit du film. Les couleurs sont sombres, tout est gris, ça sent la fin du monde. Tout est ou presque en ruine, les bâtiments ne tiennent pratiquement plus debouts. 

Mais ce qui est le plus scotchant est sans nul doute le nombre assez impressionant de plans séquences filmés à l'épaule qui jalonnent le film. On est de plein pied dans l'action avec comme point culminant : l'entrée de Théo dans l'immeuble vers la fin du film pour aller chercher la jeune femme.

"Les Fils de l'homme" est un excellent film qui ne peut vous laisser indifférent. 

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Dimanche 17 février 2008

Film américain de Guillermo DEL TORO (2002)
avec
Wesley SNIPES, Kris KRISTOFFERSON, Ron PERLMAN, Luke GOSS, Léonor VARELA

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HISTOIRE
Depuis bien longtemps, Blade mi-homme mi-vampire fait la guerre aux vampires avec le seul but de les anéantir.
Face à lui, un groupe d'élites de vampires : les Bloodpack dirigé par Nyssa, experte en arts martiaux qui s'entraîne dans un seul but : tuer Blade.
Mais les priorités changent : une nouvelle menace portant le nom de Jared NOMAK. Blade et les Bloodpack vont devoir s'unir pour venir à bout de cet ennemi commun.

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CRITIQUE
Quand on connaît avec quel talent G.DEL TORO met en scène ses films, on avait hâte de voir comment allait se porter ce nouveau "Blade".

Alors que le 1er "Blade" signé S.NORRINGTON nous présentait le personnage de Blade, ses origines, sa haine envers les vampires, le réalisateur mexicain nous offre une véritable bataille dont l'issue concerne non seulement les humains mais aussi les vampires qui se retrouvent pris au piège d'une nouvelle espèce.

G.DEL TORO impose de suite son empreinte sur ce film du fait d'une connaissance indéniable de ce genre filmographique. Et on peut dire qu'on est servi.
Tout d'abord, le mot gore nous vient à l'esprit à la vision des scènes du film. La présence de sang à outrance, les gros plans sanglants sont légions et cela pour notre plus grand plaisir. D'ailleurs, la lutte contre l'ennemi est faite de tueries des plus intenses.

En plus du côté très sanglant du film, "Blade II" fait honneur aux amateurs de bastons à mains nues ou à l'épée.
En effet, les combats sont très bien chorégraphiés et filmés de manière à couper le souffle mais l'utilisation des effets spéciaux dans certaines scènes montrent quelques limites.
Même si ceux-ci apportent leurs lots de possibilitées, la réussite des duels est à mettre en grande partie à la clé de W.SNIPES, toujours aussi impressionnant de puissance, d'agilité.

L'univers du film n'a pas été négligé tout comme l'apparence donnée aux personnages qui jalonnent le film en particulier Nomak, l'ennemi en commun de Blade et des Bloodpack. 
  Son allure, son visage ont été très bien travaillés et en le voyant, il nous donne l'impression d'être un malade en phase terminale et que le virus qu'il a en lui peut le tuer à tout moment. Mais ce n'est qu'un leurre. 
Quand aux menbres des Bloodpack, il n'y a qu'à regarder leur look et vous comprendrez avec une mention spéciale à R.PERLMAN (Hellboy).

Au final, ce nouveau "Blade" se relève être une suite d'excellente facture qui change radicalement du premier volet. 
A travers ce film, on se rend compte également que G.DEL TORO est capable de passer d'un blockbuster avec ses codes à un film beaucoup plus intimiste ("L'échine du diable", "Le Labyrinthe de Pan") sans pour autant perdre de sa superbe.

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par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Vos critiques de cinéma
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