Jeudi 29 novembre 2007


Etant un grand admirateur du travail de ce cinéaste, j'ai été une nouvelle bluffé par la maitrise dont fait preuve cet homme. Cette maitrise, on la retrouve dans tous les domaines que ce soit la technique, la direction des comédiens, le choix de la musique, l'authenticité de Harlem plongé dans l'enfer de la drogue. 

Quand je parle d'authenticité, c'est la façon dont Scott montre ce à quoi ressenblait le Harlem de F.Lucas, son jardin qu'il étoffait de jour en jour grâce à sa "Blue Magic", son quartier dont seul lui était le véritable maître. Ceci, Scott le fait passer par des scènes chocs comme lorsque Lucas sort du restaurant pour aller en pleine rue, abattre froidement un homme qui lui avait manquer de respect, pour montrer à tout le monde que désormais, il n'y a qu'un roi. L'authenticité et vu également à travers de petits inserts montrant les junkies se piquer, errant tel des morts vivants à la recherche de leur "or" ou encore d'un bébé pleurant à côté de sa mère morte d'une overdose, l'aiguille encore enfoncé dans le bras. 

La mise en perspective des deux personnages principaux à savoir Frank Lucas et Richie Roberts est très intéressante. En effet, on y voit le cheminement en parallèle de ces deux hommes qui se feront face uniquement lorsque Roberts attendra Lucas au pied d'une église pour l'arrêter. Cette façon de mettre les choses en place est très bien faite car on y voit deux personnalités bien distinctes avec d'un côté un flic qui essaye de faire son boulot le plus honnetemant à l'instar de certains de ses collègues de la police de New-York qui ne se privent pas pour le trainer dans la boue et de l'autre, un trafiquant qui n'a de moralité, de respect que le mot mis à part pour sa famille. Pour que ces personnages nous parlent, il faut des acteurs à la hauteur de ce qu'ils représentent et pour ça, quel meilleur choix que ce duel Russell Crowe/Denzel Washington. 

Avec Crowe, on a l'obstination, la tenacité d'un homme prêt à affronter ses supérieurs, à prendre des coups de la part de ces collègues pour qu'à la fin, la vérité éclate sur les ripoux et faire faire tomber Lucas. 

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Avec Washington, on a l'intelligence du trafiquant haut de gamme, l'assurance que rien ne peut lui arriver. Même si cet homme fait surtout le malheur dans Harlem, on ne peut s'empêcher d'être "facsiné" par le pouvoir, la main mise qu'il avait sur ce quartier.

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Quand R.Scott est aux manettes, on a toujours droit à une réalisation qui en met plein les yeux et ça pour n'importe quel genre de film. Pour American Gangster, on n'échapppe pas à la régle et on est suis ravi. Réalisation soignée, boostée à l'adréaline quand il le faut, quand la tension monte pour finallement vous exploser en pleine face (la scène de l'intervention des flics dans le laboratoire). La caméra n'est jamais immobile car dans cette guerre contre la drogue, on n'a pas le temps de s'arrêter, on n'a pas le droit. Si elle l'est, c'est pour prendre des informations, des instants de vie de Lucas, de Roberts ou de ces camés. Chez Scott, rien ne se perd, tout se prend à condition de le faire avec talent et ce monsieur là, il en a

 

 

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma
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Vendredi 23 novembre 2007



Je me suis décidé à regarder Casino Royale de Martin Campbell avec Daniel Graig dans le rôle de James Bond. Je vous le dit tout de suite, je n'étais pas très convaincu par ce nouvel opus. Il faut dire que je suis un anti James Bond depuis toujours.

Pourquoi alors le visionner me diriez vous ? Tout simplement par curiosité en sachant quand même que le scénario était de Paul Haggis qui a notamment travaillé sur les derniers Eastwood. 
A la vision de ce James Bond, je dois dire et j'en suis le premier surpris, qu'il est de (très) loin le meilleur de la série.

Première raison : James Bond est montré tel un homme. Je m'explique. Par rapport aux autres opus, on le voit souffrir physiquement mais également moralement, les coups qu'il prend sont vrais, il saigne, il n'est pas indestructible. Quand il tue, il le fait de sang froid comme tous agents. Toutes ces remarques peuvent paraître anodines mais rappelez vous les anciens James Bond : on ne croyait pas en cet agent ; en son discours si tenté qu'il y en avait un ; en son allure, toujours propre sur lui, jamais de traces de coups.

Deuxième raison : des acteurs qui jouent réellement à commencer par Daniel Graig qui a été longtemps décrié pour ce rôle. Il incarne parfaitement ce nouveau James Bond car on voit en lui deux personnes distinctes : l'agent froid, calculateur et l'homme amoureux, prêt à tout quitter pour une femme. Physiquement, il en impose également contrairement à un Pierce Brosman fade, sans intérêt.

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Le reste du casting est du même calibre avec Mads Mikkelsen incarnant Le Chiffre et Eva Green.

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Toisième raison : le scénario de Paul Haggis est vraiment interressant dans le sens où l'on voit un James Bond comme jamais on pensait le voir à l'écran. Un homme capable de tout pour arriver à ses fins mais qui derrière cette facade possède un coeur comme tout être humain. Un agent qui agit également contre les ordres, que l'on découvre un peu rebelle par rapport aux règles. L'intelligence du scénario se trouve aussi dans la manière dont Paul Haggis a équilibré les scènes d'actions et celles plus calmes qui permettent d'entrevoir la relation entre James et Vesper.

Quatrième raison : la réalisation de Martin Campbell, dynamique et douce avec quelques scènes dont on n'est pas prèt d'oublier selon moi à commencer par la fameuse partie de poker. Etant un amateur de poker, je dois dire qu'elle très réussie. N'oublions pas non plus la scène de torture où Bond se fait frapper les parties intimes à coup de cordes.

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Comme vous le voyez, ce film ne m'a pas déplu même s'il n'arrive pas à la cheville de Jason Bourne, films qui ont donné un coup de booster au film d'espionnage/d'action. Aux dernière nouvelles, Paul Haggis a signé pour écrire le prochaine épisode de James Bond, c'est une bonne chose.

par thibault pétolat publié dans : Critiques communauté : Cinéma, Cinémaaa
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Mercredi 21 novembre 2007

Bonjour tout le monde,

pour mon premier article, j'ai envie de vous donner mon impression sur le cinéma qui se fait aujourd'hui. On entend de toute part que le cinéma américain est omniprésent dans toutes les salles du monde, qu'il empêche même la diversité du cinéma mondial et que par la même occasion, il le détruit.

Je vais sûrement choqué des personnes fou amoureux du cinéma comme moi mais je trouve cette idée complètement folle. Comment peut-on dire ça d'un pays qui nous a offert tant de grands moments cinématographiques. Bien sûr, le cinéma américain a des moyens illimités contrairement aux autres cinémas du monde mais ce n'est pas que ça qui fait sa force.

Je disais au début que les gens critiquaient le cinéma américain car il était trop présent mais ce n'est que jalousie. Regardez le cinéma européen et en particulier le cinéma français. Celui-ci se résume aux films d'auteurs, aux comédies sentimentales mais où voyez vous du cinéma de genre, quel réalisateur en France peut se dire faire ce style de cinéma. C'est peut-être ça la vraie raison de la domination du cinéma américain.

Aujourd'hui en France, pour un jeune cinéaste qui veut s'écarter du moule dans lequel se trouve le cinéma français, sa meilleure solution est de tenter l'aventure aux Etats-Unis. Vous allez me trouver défaitiste mais c'est la réalité. La production française n'est pas prête à se lancer dans ce secteur cinématographique. Pour elle, trop de risques financiers en jeux, des spectateurs habitués à un cinéma français "calibré" mais derrière ce discours se cache des hommes et des femmes qui sont restés à l'époque de la Nouvelle Vague.

Ils parlent de risques financiers, de projets trop couteux mais produire des navets où l'argent coule à flots ne les dérangent pas et les exemples sont nombreux (les aventures d'Astérix et Obélix, les 10 commandements, la tour montparnasse infernale...). Mais le pire dans tout ça, c'est lorsque le cinéma français s'essaye au cinéma de genre. Regardez le film Chrysalis avec Albert Dupontel qui est sorti il y a peu. Il est loin d'être parfait, je vous l'accorde mais au lieu de le descendre comme l'on fait les critiques, ne peut-on pas encourager cette nouvelle vague de jeunes cinéastes qui tentent d'apporter un souffle nouveau à ce cinéma français qui se meurt.  Apparement non contrairement aux américains qui ont vu en Julien Leclerc (réalisateur de Chrysalis), un homme de talent et qui lui propose un contrat. Peut-être que sa carrière ne décollera pas mais au moins, il a l'opportunité de faire le cinéma tel qu'il le conçoit mais malheureusement pas en France.

J'attends vos réactions, j'espère qu'elles seront nombreuses. En attendant, allez au cinéma. 

par thibault pétolat publié dans : Divers communauté : Cinéma
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