
Etant un grand admirateur du travail de ce cinéaste, j'ai été une nouvelle bluffé par la maitrise dont fait preuve cet homme. Cette maitrise, on la retrouve dans tous les domaines que ce soit la
technique, la direction des comédiens, le choix de la musique, l'authenticité de Harlem plongé dans l'enfer de la drogue.
Quand je parle d'authenticité, c'est la façon dont Scott montre ce à quoi ressenblait le Harlem de F.Lucas, son jardin qu'il étoffait de jour en jour grâce à sa "Blue Magic", son quartier dont seul lui était le véritable maître. Ceci, Scott le fait passer par des scènes chocs comme lorsque Lucas sort du restaurant pour aller en pleine rue, abattre froidement un homme qui lui avait manquer de respect, pour montrer à tout le monde que désormais, il n'y a qu'un roi. L'authenticité et vu également à travers de petits inserts montrant les junkies se piquer, errant tel des morts vivants à la recherche de leur "or" ou encore d'un bébé pleurant à côté de sa mère morte d'une overdose, l'aiguille encore enfoncé dans le bras.
La mise en perspective des deux personnages principaux à savoir Frank Lucas et Richie Roberts est très intéressante. En effet, on y voit le cheminement en parallèle de ces deux hommes qui se feront face uniquement lorsque Roberts attendra Lucas au pied d'une église pour l'arrêter. Cette façon de mettre les choses en place est très bien faite car on y voit deux personnalités bien distinctes avec d'un côté un flic qui essaye de faire son boulot le plus honnetemant à l'instar de certains de ses collègues de la police de New-York qui ne se privent pas pour le trainer dans la boue et de l'autre, un trafiquant qui n'a de moralité, de respect que le mot mis à part pour sa famille. Pour que ces personnages nous parlent, il faut des acteurs à la hauteur de ce qu'ils représentent et pour ça, quel meilleur choix que ce duel Russell Crowe/Denzel Washington.
Avec Crowe, on a l'obstination, la tenacité d'un homme prêt à affronter ses supérieurs, à prendre des coups de la part de ces collègues pour qu'à la fin, la vérité éclate sur les
ripoux et faire faire tomber Lucas.

Avec Washington, on a l'intelligence du trafiquant haut de gamme, l'assurance que rien ne peut lui arriver. Même si cet homme fait surtout le malheur dans Harlem, on ne peut s'empêcher d'être
"facsiné" par le pouvoir, la main mise qu'il avait sur ce quartier.

Quand R.Scott est aux manettes, on a toujours droit à une réalisation qui en met plein les yeux et ça pour n'importe quel genre de film. Pour American Gangster, on n'échapppe pas à la régle et
on est suis ravi. Réalisation soignée, boostée à l'adréaline quand il le faut, quand la tension monte pour finallement vous exploser en pleine face (la scène de l'intervention des flics dans
le laboratoire). La caméra n'est jamais immobile car dans cette guerre contre la drogue, on n'a pas le temps de s'arrêter, on n'a pas le droit. Si elle l'est, c'est pour prendre des
informations, des instants de vie de Lucas, de Roberts ou de ces camés. Chez Scott, rien ne se perd, tout se prend à condition de le faire avec talent et ce monsieur là, il en a
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