Film français de Pascal LAUGIER
avec
Mylene JAMPANOI, Morjana ALAOUI

RESUME
Lucie, 10 ans, est retrouvée quelques mois après sa disparition. Traumatisée, mutique, elle est placée dans un hôpital
où elle se lie d'amitié avec Anna.
Quinze ans plus tard, accompagnée d'Anna, elle retrouve ses bourreaux et décide de se venger.

CRITIQUE
La polémique au sein du cinéma peu permettre de faire avancer les choses, d'interroger sa conscience ou de
remettre en question le rôle que peut avoir le cinéma.
Ces derniers temps, les exemples ne manquent dans le paysage français avec par exemple "Irréversible" où G.NOE plongeait le spectateur dans une descente aux enfers par un traitement des plus
crus, "Sheitan" où on suivait un groupe de jeunes pris dans l'étau d'une famille tout droit sorti des ténèbres.
"Martyrs" n'échappe pas à cette polémique car il est évident que le film de P.LAUGIER ne peut laisser son auditoire de marbre tellement ce long-métrage est une expérience des plus intenses, des
plus durs aussi bien visuellement que mentalement.
Il n'y a qu'à voir les premières minutes du film avec cette jeune fille courant à moitié nue, le visage traumatisé et poussant des cris qui vous glacent le sang.
Le réalisateur installe de suite l'ambiance, le style. Il ne laisse pas au spectateur le temps de s'installer, de comprendre un minimum ce qu'il se passe. Le spectateur doit se sentir
agresser au plus profond de soi et cela passe par toutes les parties du corps.
Bien entendu, on est en droit de se poser la question suivante : quel intérêt de montrer une telle violence avec tant de détails sordides, de perversités affichées de la part du réalisateur ?
Il est assez difficile de répondre avec certitude à cette question car d'un côté, on a le réflexe de se dire que tout ceci n'est que gratuité et que le monde est assez violent comme ça.
Mais d'un autre côté, peut-on occulter le fait que le cinéma est un espace libre de création, de réflexion et qui explore nombreuses formes même les plus dérangeantes.
Au premier abord, "Martyrs" se rapproche de "Hostel" avec cette volonté de s'approcher au plus près d'une expérience viscérale qui vous retourne les tripes.
Mais comparaison, il n'y a pas. Contrairement au film de E.ROTH qui ne proposait pas de fond, celui de P.LAUGIER nous offre non pas un pamphlet mais une vision de l'intégrisme religieux qui
peut paraître excessive dans son approche.
P.LAUGIER a découpé son film en deux parties distinctes qui correspondent aux deux actrices du film.
La première partie se focalise sur Julie et sa vengeance sur ses bourreaux. On découvre une jeune femme en proie à une vision d'une femme qu'elle n'a pu sauver et qui ne
disparaîtra que lorsque Julie se donnera la mort.
La deuxième partie est celle d'Anna où l'on découvre le terrible traitement que subissent les jeunes filles enlevées par des humains que dis-je, des monstres fanatiques et qui les
détruisent pour mieux s'en servir comme martyrs.
D'un point de vue purement technique, le réalisateur français s'en sort avec les honneurs et nous livre une violence crue en accord avec le ton du film.
On sent que le financement de ce film n'a pas atteint des records mais contrairement aux récents films d'horreurs français qui font du vulgaire copier/coller des films d'outre-Atlantique,
P.LAUGIER y va de sa patte.
La vision de la bête du personnage de Julie est une réussite. Les rares effets spéciaux ainsi que le travail des maquilleurs est à saluer.
Surtout, ne pas oublier les deux jeunes actrices qui pour leurs jeunes carrières osent prendre de véritables risques.
Par thibault pétolat
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Bande-annonce de Le Cas 39, dirigé par Christian Alvart (Antibodies), avec Renée Zellweger et Jodelle Ferland (Silent Hill).
Une assistance sociale parvient à arracher une jeune fille maltraitée de l'enfer qu'elle vit auprès de ses parents. Mais les apparences sont trompeuses...
Sortie le 09 septembre
.
Par thibault pétolat
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Bande-annonce de H2, suite de Halloween, la relecture du mythe Michael Myers par Rob Zombie.
Sortie américaine : 28/08/2009
Par thibault pétolat
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Bande-annonce sous-titrée en français pour La Dernière maison sur la gauche, remake du film de Wes Craven.
Dans ce remake, deux amies sont kidnappées, violées et assassinées par une bande de voyous. Les assassins se réfugient par hasard dans la maison des victimes. Leurs parents finissent par
découvrir qui sont leurs hôtes et ce qu'ils ont fait à leurs filles. Commence alors l'organisation d'une vengeance sans pitié.
Sortie le 22 avril.
Par thibault pétolat
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Film américain de Rob ZOMBIE
avec
Scout TAYLOR-COMPTON, Malcolm MCDOWELL, Daeg FAERCH, Tyler MANE, Sheri MOON

RESUME
Un 31 octobre, à Haddonfield, Illinois, le soir de la fête des masques de Halloween, la vie du jeune Michael Myers, 10 ans, bascule.
Dans un accès de folie, il assassine la moitié de sa famille au couteau de cuisine. A la suite de cette nuit de cauchemar, il est pris en charge par le Docteur Sam Loomis, un brillant
pédopsychiatre, mais tue sauvagement une infirmière, précipitant le suicide de sa mère, désespérée.
17 ans plus tard, Michael s'échappe de la prison psychiatrique où il a grandi et recommence à semer des cadavres sur sa route.
Le Docteur Loomis part sur sa piste. Celle-ci mène directement à Haddonfield, là où se trouve toujours la petite soeur de Michael, Laurie seul membre de sa famille encore en vie.

CRITIQUE
On le sait, la mode en ce moment dans le cinéma d'horreur américain est de donner une seconde jeunesse à classiques qui ont marqués leur époque.
Et quoi de mieux que de revisiter l'un des films cultes des années 70 : Halloween et son psychopate Michael MYERS.
L'idée que ce soit Rob ZOMBIE qui le réalise est une bonne chose. Il n'y a qu'à voir son "Devil's Rejects' pour s'en convaincre car à travers ce film, le réalisateur américain avait prouvé qu'on
pouvait emmener le film d'horreur sur une autre voie que le schéma classique auquel on était habitué depuis bon nombre d'années.
Bien entendu, en signant ce nouvel "Halloween", Rob ZOMBIE n'a pas totalement le champs libre car il doit garder l'ossature de l'oeuvre originale sans pour autant tomber dans du copier/coller
vulgaire et sans intérêt.
L'une des bonnes surprises de ce film vient du fait que l'on s'intéresse à l'enfance de MYERS, de ses rapports avec sa famille qui sont très compliqués en particulier avec son beau-père, un être
répugnant et sa soeur qui se moque bien des souffrances intérieurs de son frère.
Les seuls qui semblent le comprendre sont sa mère ainsi que sa petite soeur, même si celle-ci n'est qu'un bébé.
Pour autant, on aurait aimé que le réalisateur creuse un peu plus l'aspect psychologique de MYERS car la manière dont est montré l'évolution de cet enfant qui va devenir un psychopathe n'est pas
encore totalement convaincante.
En effet, on est droit de se demander pourquoi il y met tant de violence y compris lorsqu'il s'en prend à des personnes ne faisant pas parti de sa famille.
Idem pour le masque : pourquoi se cacher derrière ceci, qu'est-ce que cela lui apporte ? Des questions qui selon moi auraient pu être travaillées.
Pour le reste, le réalisateur reprend comme il a été dit précédemment la trame originale mais contrairement au film de John CARPENTER, il y incorpore une ambiance encore plus noire, plus malsaine
de par une lumière au delà du lugubre. Elle nous renvoie à l'esprit de Michael MYERS, à ses instincts meurtriers.
Cependant, même si le film de Rob ZOMBIE n'est pas un remake sans saveur, ce n'est pas non plus un film à ranger au panthéon tout comme l'était déjà le film de John CARPENTER.
Non pas que le cinéaste métalleux ne maîtrise pas ce genre mais tout est prévisible, l'effet de peur, la sensation d'horreur n'est pas vraiment au rendez-vous et c'est bien le vrai hic.
En fait, cette lumière particulière n'est là qu'au final pour masquer le manque évoqué ci-dessus.
Au final, ce retour aux sources à un intérêt limité. Les seuls qui pourront y trouver leur compte sont la nouvelle génération n'ayant pas connu le cinéma des années 70.
Par thibault pétolat
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Nouvelle bande-annonce de Rogue, réalisé par Greg McLean (Wolf Creek), avec Radha Mitchell, Michael Vartan et Sam
Worthington.
Dans ce film, un romancier se rend en Australie pour écrire son prochain ouvrage. Son voyage dans le bush australien va le mener, lui et d'autres touristes, à affronter un crocodile géant...
La sortie française est prévue le 30 juillet.
Par thibault pétolat
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Film espagnol de Juan Antonio BAYONA
Sortie le 5 mars 2008
Par thibault pétolat
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Film américain de Rob Zombie (2006)
avec
Sid HAIG, Bill MOSELEY, Sheri MOON ZOBIE, Ken FOREE, Matthew McGRORY, William FORSYTHE
Histoire
Depuis la mort de son frère, le shérif
Wydell ne vit plus que pour se venger de l'épouvantable famille Firefly.
Un beau matin, décider à les éliminer sans pitié et au mépris de la loi, il encercle leur maison avec ses hommes. Seuls Otis et sa soeur Baby parviennent à s'échapper et se réfugient dans un
motel perdu.
Ils attendent de retrouver leur père, Cap'tain Spaulding et tuent sans hésiter quiconque se dresse sur leur chemin.
Critique
Bienvenue en enfer, voila ce qu'on
pourrait dire après avoir vu ce film de Rob ZOMBIE.
Avec "The devil's reject", nous sommes aux antipodes du film d'horreur comme rarement il a été vu pour ce genre de film.
Je m'explique : au delà de l'aspect horrifique, le réalisateur nous plonge dans un univers à part. Il ne cherche pas à enquiller les scènes d'hémoglobines sans saveur pour laisser place par
la suite à un vide scénaristique.
Au contraire, R.ZOMBIE a voulu faire un film où l'intérêt se porte également sur la psychologie de cette galerie de personnages plus atroces les uns que les autres. On ne peut qu'être horrifié
par leur conportement, leur folie meurtrière qui semble pour eux naturels. Ils en rigolent, ils en prennent un plaisir des plus sadiques.
Mais le personnage qui me semble le plus dérangeant du point de vue moral est sans aucun doute le personnage du shériff Wydell car il représente la loi, l'ordre mais finallement, son
conportement ne vaut pas mieux que celui de la famille Firefly. Sa vengeance prend le dessus et ressemble à un chemin de croix qui ne pourra se terminer que par l'anéantissement de ces
monstres.
"The devil's reject" est ègalement un magnifique hommage aux films d'horreurs des années 70 comme "Massacre à la tronçonneuse" par exemple.
On se retrouve dans un environnement, dans des décors des plus atypiques qui se supperposent parfaitement avec l'univers salase, bousseux, impertinent, déjanté propre au film de
R.ZOMBIE. Tout ce qu'on voit à l'écran nous rappelle qu'on entre dans l'antre du diable.
Comme tout film d'horreur, "The devil's reject" possède son lot de scènes d'hémoglobines. Cependant, ce qui semble avoir intéressé le cinéaste dans ses scènes n'ait pas le côté
surrenchère. Il préfère les suggérer mais l'effet est le même car on imagine la cruauté, le plaisir qu'on pris les Farefly dans ses actes atroces.
R.ZOMBIE étant également chanteur, on était en droit de s'attendre à une bande son de qualité et on n'est pas déçu. Le travail de Tyler
BATES (300) est remarquable et les chansons styles country/folk que l'on retrouve à des moments bien spécifiques est du même acabit.
Au final, R.ZOMBIE vous propose dans une plongée en enfer dont vous n'êtes pas prêt de vous relever.
Par thibault pétolat
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Le cinéma espagnol sait faire peur. Preuve à l'appui avec ce trailer du film d'épouvante "REC" réalisé par Paco PLAZA et Jaume BALAGUERO. Personnellement, rien que le trailer me donne des frissons.
Sortie le 20 février.
Par thibault pétolat
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Film américain (2008) de David Slade avec Josh HARTNETT, Melissa GEORGE, Ben FOSTER
Au départ, je voulais voir le nouveau film de Sean Penn "Into the wild". Malheureuseent, la scéance était complète alors je me suis rabattu sur ce film. Pour tout vous dire, j'étais pas très
chaud pour le voir mais bon, peut-être allais-je avoir droit à un bonne surprise.
L'histoire est celle d'une population vivant dans une petite ville d'Alaska et qui s'apprêtent à passer comme tous les ans, un mois sans soleil. A la suite d'étranges évènement, les deux shérifs
Eben et Stella découvrent qu'un gang de vampires a investi la ville pour l'éradiquer de ses habitants. Les deux shérifs ainsi que d'autres personnes vont tenter de survivre jusqu'au retour du
soleil.
"30 jours de nuit" n'apporte rien de nouveau au genre donc côté surprise, ne cherchez pas, il n'y en a pas. L'histoire est basique et les situations s'enchaînent à un rythme certes soutenu mais
sans grande originalité. Par contre, le rendu de l'image est pas mal, on sent que le réalisateur a voulu faire quelque chose de soigné au niveau de l'image.
Côté gore, le film réserve quelques scènes bien tendues mais celles-ci ont un air de déja vu. C'est dommage car le film de vampires mériterait un bon relookage.
Le look des vampires est assez réussi, ce n'est pas qu'il soit original, c'est qu'il change de ce que l'on avait l'habitude de voir dans ce type de film.
Comme vous pouver le constater, ce film n'a rien d'innovant. En gros, on peut dire que le réalisateur remplit le cahier des charges du film de vampires.
Par thibault pétolat
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