Mercredi 5 mars 2008

Film coréen de Lee Jun-ik
avec
Woo-seong KAM, Jin-yeong JEONG, Seong Yeong KANG

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HISTOIRE
Corée, 16ème siècle. Alors que la dynastie Chosun règne en maître sur le territoire, Jang-seng et Gong-gil sont deux comédiens qui travaillent ensemble sur les routes du pays. Jang-seng persuade Gong-gil de se produire à Séoul, dans l'espoir de devenir riche. Arrivés là-bas, ils se font arrêter au cours d'un spectacle pour avoir insulté le Roi. Jang-seng propose alors un pari fou : s'ils arrivent à faire rire le Roi, ilsL seront libres. Gong-gil, de nature très réservée livre alors un numéro impressionnant provoquant l'hilarité du Roi. Le pari est gagné, ils peuvent rester au Palais.

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CRITIQUE
La Corée serait-elle le pays du renouveau du cinéma mondial ? 
Cette question peut paraître surprenante mais au vu des derniers films sortis ces derniers temps, cette interrogation ne peut être pris à la légère.
De plus, la Corée offre une diversité de genres à faire palir les productions américaines et européennes que ce soit le polar ("A bittersweet life"), l'horreur ("2 soeurs") voir les films de monstre ("The Host") avec à chaque fois un résultat des plus enivrants.

Avec "Le roi et le clown", on a encore droit au savoir-faire des réalisateurs coréens en l'occurence ici Lee Jun-ik dans un film très réussi qui nous emmène dans la Corée du temps des grandes dynasties. 
Ce film est également selon moi un bel hommage à ces comédiens, à ces saltimbanques, à cet art qu'est le théâtre.
Tout le long du film, les numéros se multiplient pour notre plus grand plaisir et le rire nous vient tout naturellement mais attention, ce film est loin d'être une comédie.
 
"Le roi et le clown" est surtout une tragédie avec d'un côté les comédiens et de l'autre le Roi. Le Roi, cet homme si craint, si tyrannique succombe aux talents des comédiens et de leur audace qui osent se moquer de lui et de ses ministres. Ses moqueries, ses vérités dits sur lui ne le dérange pas, au contraire il en veut plus mais ce qu'il désire réellement se nomme Gong-gil, ce comédien au visage de femme qui l'obsède. 
Jang-seng ne supporte pas ça car pour lui, c'est comme si son art ne servait à rien et qu'on lui enlevait une part du lui. Sans Gong-gil, le spectacle n'est plus, la magie n'opère plus et la meilleure chose à faire est de quitter le palais. 

Gong-gil va se retrouver au milieu d'une lutte entre le Roi et Jang-seng car chacun a besoin de lui. Pour le Roi, Gong-gil est un objet de désir, de distraction alors que pour Jang-seng, c'est son partenaire, son ami voir peut-être plus.

"Le roi et le clown" est visuellement très beau à commencer par les costumes tous plus flamboyants les uns que les autres surtout quand on arrive au palais. 
On sent que le réalisateur n'a rien voulu laissé passer mais la plus belle preuve de cette volonté vient des différents numéros. 
Grâce à la qualité des acteurs, les masques prennent vie devant nos yeux ébahis et la magie opère. Les acteurs deviennent quelqu'un d'autres, l'esprit du masque les a envouté.

"Le roi et le clown" : un film à découvrir.

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par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Samedi 16 février 2008

Film japonais de Shohei IMAMURA (1998)
avec
Akira EMOTO, Kumiko ASO, Jyuro KARA, Masanori SERA, Jacques GAMBLIN


HISTOIRE
Début du mois d'août 1945.
Le Dr AKAGI, médecin de famille soigne sans s'arrêter des patients pendant la seconde guerre mondiale à Okayama. Il découvre que beaucoup de ses patients souffrent du foie. Il décide alors de se lancer dans des recherches avec l'aide de ses amis Umemoto et Toriumi ainsi que Sonoko, une prostitueé.
 Un jour, en revenant chez lui, le docteur découvre Piet, un soldat hollandais en fuite. Le docteur le cache mais les soldats le retrouvent  et détruisent le matériel du docteur.

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Photo : Shohei IMAMURA (casquette)

CRITIQUE
"Dr AKAGI" est un film où la multiplicité des thèmes fait que celui-ci est à part dans le monde du cinéma car ici, il est question de vrai cinéma et non de marketing.

A vouloir traiter beaucoup de thèmes, le réalisateur donne l'impression aux spectateurs que ce film est en fait le résultat de plusieurs histoires. 
C'est ce qui en fait sa force.

Au lieu de passer au rouleu compresseur des sujet tels la medecine, la guerre, le patriotisme, IMAMURA prend le temps de les montrer, de les explorer en filmant des attitudes, des regards ou bien des situations pouvant aller du grotesque à l'insoutenable.

Ce qui fascine également dans ce film, c'est la personnalité des personnages qui entourent le docteur. On trouve un bonze qui ne sait faire qu'une chose : boire du sake à longueur de journée, un médecin qui doit se piquer à la morphine pendant une opération chirurgicale.
Cependant, malgré des personnages qu'on pourrait de qualifer de fous, de toxicos, ils nous donnent une sacrée leçon d'humanisme.

IMMAMURA n'oublie pas que l'action se passe pendant la guerre et cela se voit par des scènes d'anthologies baignées dans un réalisme poussé à l'extrème.
En effet, comment ne pas être ému voir écoeuré lorsqu'on voit Piet (J.GAMBLIN) se faire passer à tabac par un général japonais qui ne voit en lui qu'une bête à achever.

S'il y aurait un reproche à faire à ce film, ce serait sa durée. En plus, le rythme est assez lent mais si vous êtes curieux du cinéma asiatique, je vous conseille de découvrir ce film. 

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : Vos critiques de cinéma
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Samedi 16 février 2008

Film japonais de Takeshi KITANO (2003)
avec
Takeshi KITANO, Tadanobu ASANO, Mi Chiyo OGUSU, Yui NATSUKAWA

 
HISTOIRE

Dans le Japon du XIXème siècle, Zatoîchi, un redoutable combattant aveugle, va de ville en ville pour proposer ses services de masseur et exercer son talent de joueur professionnel.

Au fil de sa route, il arrive dans une petite ville soumise à la loi du gang de Ginzo et de son sbire Hattori.

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CRITIQUE

Avec "Kill Bill", TARANTINO rendait hommage aux films de sabre, à Bruce Lee, au cinéma asiatique.

 

Peu de temps après lui, T.KITANO enboîte le pas et nous livre un film des plus originaux dans sa conception. Original car contrairement à "Kill Bill" où l'on avait droit à un schéma classique, le cinéaste japonais utilise à la fois le burlesque, la comédie musicale mais également la surenchère comme cela était déja présent dans les vieux films de samuraïs.

 

Mais au-delà de ces différentes influences, ce qui rend le film si attrayant vient du fait que KITANO les utilise de façon intelligente. Il ne cherche pas à en abuser, il préfère la jouer par petites touches et le résultat est des plus appréciables.

Bien sûr, tout ast fait avec parcimonie mais encore faut-il savoir les maîtriser et là, le cinéaste ne fait pas fausse route. Sa vision du burlesque, de la comédie musicale se résume en seul mot : grandiose.

Il faut dire que KITANO pour le côté musical a fait appel à une troupe de claquettes et de chorégraphes magnifique : les Stripes. On est également complètement subjugué par le burlesque du film, digne des Marx Brothers que le cinéaste ne cherche pas à trahir.

Même si comme pour "Dools" KITANO change de registre, de vision par rapport à ces précédents films, on retrouve à travers l'hémoglobine et sa surenchère l'une des influences premières de son cinéma : la violence.


Finalement, T.KITANO démontre à travers "Zatoïchi" qu'il n'est pas qu'un simple conteur de yakuzas ou de flics déprimés.

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par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Mardi 12 février 2008

Film chinois de Ringo LAM, Johnny TO et Tsui HARK
avec
Louis KOO, Simon YAM, Honglei SUN

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HISTOIRE
 Trois amis, Sam, Fai et Mok n'ont pas la vie facile. 
Un soir, alors qu'ils prennent un verre ensemble, un vieillard leur propose de devenir riche en trouvant un trésor enterré sous un bâtiment du gouvernenment.
 Curieux, les trois amis décident de tenter le coup. Ils réussisent. La suite des évènements va mettre leur amitié à rude épreuve et les obligeront à faire un choix.

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CRITIQUE
Trois cinéastes cultes aux commandes d'un seul et même film : pari osé, pari réussi.

Encore une fois, le cinéma asiatique nous offre une pépite de polar comme seul lui sait le faire. Au départ, une intrigue qu'on peut qualifier de classique mais qui aux mains de J.TO, R.LAAM et T.HARK se transforme en une histoire complexe où les apparences sont trompeuses, où les certitudes sont mises à mal.

Au delà du polar, ce film est surtout l'histoire d'hommes pris dans un engrenage infernal qu'ils ne peuvent contrôler et dont ils se demandent si une solution est possible. En fait, ce trésor est un cadeau empoissoné qu'ils n'auraient jamais dû déterrer.

En plus du trésor, nos trois hommes doivent faire face à un autre problème : leurs poursuivants et là, on se lance dans une course-poursuite où le moindre arrêt est propice à une mort certaine.
 
Pour appuyer cette sensation de danger voir de malaise qui plane au dessus des têtes de nos trois protagonistes, les réalisateurs ont pu compter sur un trio d'acteurs des plus intéressants dans leur jeu, une lumière assez sombre qui reflète bien l'ambiance général du film et comme souvent l'architecture de la ville de Hong-Kong avec ses nombreuses petites ruelles qui se croisent et s'entrecroisent, lieux propices aux règlements de comptes.

Avec "Triangle", le polar made in Hong-Kong reste le plus inventif, le plus original et nous invite à un voyage qu'on aimerait ne jamais quitter.

La critique de ce film est courte mais la vision de "Triangle" fut un régal.

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par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Samedi 2 février 2008

Film chinois de John Woo

Sortie indéterminée

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Mardi 29 janvier 2008

Film d'animation japonais de Michael ARIAS (2007)

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Samedi 26 janvier 2008

Film d'animation japonais de Shinji ARAMAKI

Sortie indéterminée

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Vendredi 25 janvier 2008

Catégories : divers

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Vendredi 25 janvier 2008

Catégories : arts martiaux

par thibault pétolat publié dans : Ciné Asie communauté : ciné-blogs
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Jeudi 24 janvier 2008

Catégories : épouvante

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