Film thailandais
de
Tony JAA
Sortie le 22 juillet 2009
LE RETOUR DU NOUVEAU MAITRE DES ARTS MARTIAUX
CA VA FAIRE MAL
PERCHMAN
Film thailandais
de
Tony JAA
Sortie le 22 juillet 2009
LE RETOUR DU NOUVEAU MAITRE DES ARTS MARTIAUX
CA VA FAIRE MAL
Bande-annonce en version originale de Thirst, le nouveau film de Park Chan-Wook (Old Boy, Lady Vengeance, Je suis un cyborg)
L'histoire suit un prêtre apprécié qui devient un vampire, suite à l'échec d'une expérimentation médicale. Il devient alors une âme torturée et dépravée, ayant soif de sexe, de sang et
d'amour
Pour le moment, pas de date de sortie en France.
Film chinois de John WOO
avec
Tony LEUNG CHIU WAI, Takeshi KANESHIRO, Zhang FENGYI

RESUME
En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux
Premier ministre Cao Cao rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l'oncle de
l'empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge
Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance.
Furieux d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une force de 800 000 soldats et 2 000 bateaux pour les écraser.

CRITIQUE
Lorsque John WOO a débarqué aux États-Unis, ses admirateurs redoutaient de la suite de sa carrière et ceux-ci avaient bien raison.
Mis à part "Volte/Face", toute la filmographie américaine du réalisateur chinois ne fut guère reluisante et on était en droit de se demander s'il n'avait pas perdu de son authenticité,
de son identité.
Et comme Tsui HARK, il a décidé de revenir au pays. Pour le meilleur ou pour le pire ?
Ramené à 2h30 au lieu des 4h dans la version montrée aux spectateurs chinois, "Les 3 Royaumes" marque le retour en grâce de John WOO auprès de ses admirateurs.
"Les 3 Royaumes" est une oeuvre d'une beauté visuelle impressionnante et cela est visible sur chaque plan parcourant cette épopée.
Il n'y a qu'à voir les plans larges de l'armée de Cao Cao ou ceux plus intimistes du personnage incarné par Tony LEUNG en compagnie de sa femme.
D'un point de vue purement technique, ce film nous rappelle à quel point le réalisateur chinois est d'une maîtrise qui force l'admiration.
La chorégraphie des combats sont d'une précision chirurgicale tandis que la caméra suit tout ça au plus près des comédiens pour offrir aux spectateurs une sensation unique qu'ils ne sont pas près
d'oublier.
Que dire des nombreux ralentis qui jalonnent le film, véritable marque de fabrique du cinéaste dont lui seul a le secret. Que ce soit lors des batailles ou lors de moments plus calmes, ceux-ci
ont toujours une utilité. Bien sur, l'apport esthétique est indéniable mais ceci permet également de montrer des tensions, de suggérer des non-dits.
Si il y a bien une chose auquel on pouvait avoir des craindres, c'est sur le rendu des effets spéciaux. Comme vous vous en doutez, le résultat est bluffant et la comparaison avec les gros
blockbusters américains est on ne peut plus significatif. La bataille navale en est un parfait exemple.
L'industrie cinématographique chinoise n'a besoin de personne.
Au delà de la prouesse technique du film, ce qui est fort intéressant vient du fait qu'entre chaque bataille, on découvre différentes histoires, différents moments qui chacun se
raccordent entre eux par un point commun qui est cette guerre.
On est stupéfait par l'intelligence des stratégies militaires mis en place conjointement par les personnages de Tony LEUNG et de Takeshi KANESHIRO. Ces deux hommes dégagent une sérénité
déconcertante même lorsque la situation semble au plus mal.
Les femmes dans ce film ont une place prépondérante même si elles n'agissent pas de la même manière : l'une est en contact direct avec la guerre (l'espionne) tandis que la femme de T.LEUNG
va agir de sa propre volonté en ne laissant rien paraître. Elle ne veut pas rester les bras croisés, elle veut amener sa pierre à l'édifice.
Comme souvent dans les films asiatiques, la philosophie est plus ou moins présente et "Les 3 Royaumes" ne déloge pas à la règle.
Cela explique sûrement le fait que les personnages principaux ne ressemblent pas à des brutes assoiffés de victoire, de sang et n'ayant aucune considération pour la vie. Certes, ce sont des
guerriers mais l'approche qui en est fait peut surprendre.
D'ailleurs, à l'issue de la victoire, le personnage de Tony LEUNG a une phase qui en dit sur long sur leur façon de voir les chose : "On a tous perdu !"
Le retour de John WOO est une bonne nouvelle. La meilleure serait qu'il reste en Chine et qu'il ne réponde plus aux sirènes d'Hollywood, il vaut beaucoup plus que ça.
Film coréen de Na Hong-Jin
avec
Kim Yoon-Seok, Ha Jung-Woo, Seo Yeong

RESUME
Joong-ho, ancien flic devenu proxénète, reprend du service lorsqu'il se rend compte que ses filles disparaissent les unes après les autres. Très vite, il réalise qu'elles avaient toutes rencontré
le même client, identifié par les derniers chiffres de son numéro de portable. Joong-ho se lance alors dans une chasse à l'homme, persuadé qu'il peut encore sauver Mi-jin, la dernière victime du
tueur.

CRITIQUE
Quand on va à la découverte d'un film connu ou non du grand public, on espère en ressortir lessivé, retourné tellement celui-ci nous a pris aux tripes, nous a conforté dans l'idée qu'il est
encore possible de faire du cinéma ne rentrant dans aucun code prédéfini.
Avec "The Chaser", nous en avons la preuve et la vision de ce film est une jouissance extrême.
Après "Old Boy", "A Bittersweet Life", la Corée nous explose donc à nouveau la rétine avec cette nouvelle merveille qui n'hésite pas à se salir les mains, à casser les codes du thriller pour
mieux s'en approprier l'ossature.
Il n'y a qu'à voir le sort réservé à la prostituée qui s'il avait été traité dans les règles du thriller aurait échappé à son tortionnaire et aurait retrouvé sa petite fille.
Chez le réalisateur Na Hong-Jin, tout vole en éclat. Il n'y a pas d'échappatoire, le destin de cette femme était celui-ci et peu importe que sa fille va se retrouver seule, la vie
n'épargne personne.
"The Chaser" a cette capacité à s'éloigner de toute morale, du politiquement correct et cela est assez dérangeant pour nous spectateurs avec notre mode de pensée occidentale.
La manière de montrer la violence, de la représenter va paraître insupportable pour certaines personnes mais celle-ci n'est pas "gratuite", elle est là pour faire mal, pour que le
spectateur se rende compte de la folie meurtrière de cet homme ne lâchant sa proie que lorsque celle-ci est morte.
"The Chaser" est un film où la tension monte au fur et à mesure même si le tueur en série est vite arrêté dans le film.
A ce moment là, on rentre dans une course contre la montre des plus intenses où l'affrontement psychologique entre le tueur et les policiers ainsi que le proxénète sera à son
summum.
Le tueur ne craint rien et ne fait que rendre fou les policiers, il les envoie sur de fausses pistes pour la découverte des corps. Il sait que sans corps, les preuves n'éxistent pas. Sa remise en
liberté est donc proche.
Encore une fois, le réalisateur brouille les pistes et la morale n'est aucunement respectée.
Le proxénète est le seul qui puisse ramener un peu d'humanité dans cette histoire mais au fond, que connaît-il lui de l'humain ?
Lui qui profite de ces femmes et qui les envoie chez des hommes dont il ne sait rien. D'ailleurs, n'est-il pas le responsable de cette tragédie, lui qui a envoyé cette prostituée alors malade car
pour lui, elle ne représente qu'un paquet d'argent .
Malheureusement, il en prend conscience bien trop tard et le message de la jeune femme qu'il écoute lorsqu"il découvre le lieux de son massacre est la pour lui rappeler.
"The Chaser" s'appuie également sur des acteurs au diapason.
D'un côté, on a un Ha Jung-Woo terrifiant, sans aucune morale dans le rôle du tueur. Il incarne à merveille la peur, il est l'incarnation du diable en personne. De l'autre, un Kim
Yoon-Seok jouant avec justesse un homme qui même s'il ne comet pas d'actes horribles reste quelqu'un d'assez pitoyable qui tente de se racheter une conscience quand intervient
ce drame.
Une chose est sure : si vous voulez voir une oeuvre qui ose, qui gêne ; si vous en avez marre des films édulcorés ; ne passez pas à côté de "The Chaser"
Le vrai cinéma se trouve ici.
Film coréen de Lee Jun-ik
avec
Woo-seong KAM, Jin-yeong JEONG, Seong Yeong KANG
HISTOIRE
Corée, 16ème siècle. Alors que la dynastie Chosun règne en maître sur le territoire, Jang-seng et Gong-gil
sont deux comédiens qui travaillent ensemble sur les routes du pays. Jang-seng persuade Gong-gil de se produire à Séoul, dans l'espoir de devenir riche. Arrivés là-bas, ils se font arrêter au
cours d'un spectacle pour avoir insulté le Roi. Jang-seng propose alors un pari fou : s'ils arrivent à faire rire le Roi, ilsL seront libres. Gong-gil, de nature très réservée livre alors un
numéro impressionnant provoquant l'hilarité du Roi. Le pari est gagné, ils peuvent rester au Palais.
CRITIQUE
La Corée serait-elle le pays du renouveau du cinéma mondial ?
Cette question peut paraître surprenante mais au vu des derniers films sortis ces derniers temps, cette interrogation ne peut être pris à la légère.
De plus, la Corée offre une diversité de genres à faire palir les productions américaines et européennes que ce soit le polar ("A bittersweet life"), l'horreur ("2 soeurs") voir les films de
monstre ("The Host") avec à chaque fois un résultat des plus enivrants.
Avec "Le roi et le clown", on a encore droit au savoir-faire des réalisateurs coréens en l'occurence ici Lee Jun-ik dans un film très réussi qui nous emmène dans la Corée du
temps des grandes dynasties.
Ce film est également selon moi un bel hommage à ces comédiens, à ces saltimbanques, à cet art qu'est le théâtre.
Tout le long du film, les numéros se multiplient
pour notre plus grand plaisir et le rire nous vient tout naturellement mais attention, ce film est loin d'être une comédie.
"Le roi et le clown" est surtout une tragédie avec d'un côté les comédiens et de l'autre le Roi. Le Roi, cet homme si craint, si tyrannique succombe
aux talents des comédiens et de leur audace qui osent se moquer de lui et de ses ministres. Ses moqueries, ses vérités dits sur lui ne le dérange pas, au contraire il en veut plus mais
ce qu'il désire réellement se nomme Gong-gil, ce comédien au visage de femme qui l'obsède.
Jang-seng ne supporte pas ça car pour lui, c'est comme si son art ne servait à rien et qu'on lui enlevait une part du lui. Sans Gong-gil, le spectacle n'est plus, la magie n'opère plus
et la meilleure chose à faire est de quitter le palais.
Gong-gil va se retrouver au milieu d'une lutte entre le Roi et Jang-seng car chacun a besoin de lui. Pour le Roi, Gong-gil est un objet de désir, de distraction alors que pour
Jang-seng, c'est son partenaire, son ami voir peut-être plus.
"Le roi et le clown" est visuellement très beau à commencer par les costumes tous plus flamboyants les uns que les autres surtout quand on arrive au palais.
On sent que le réalisateur n'a rien voulu laissé passer mais la plus belle preuve de cette volonté vient des différents numéros.
Grâce à la qualité des acteurs, les masques prennent vie devant nos yeux ébahis et la magie opère. Les acteurs deviennent quelqu'un d'autres, l'esprit du masque les a envouté.
"Le roi et le clown" : un film à découvrir.
Film japonais de Shohei IMAMURA (1998)
avec
Akira EMOTO, Kumiko ASO, Jyuro KARA, Masanori SERA, Jacques GAMBLIN
HISTOIRE
Début du mois d'août 1945.
Le Dr AKAGI, médecin de famille soigne sans s'arrêter
des patients pendant la seconde guerre mondiale à Okayama. Il découvre que beaucoup de ses patients souffrent du foie. Il décide alors de se lancer dans des recherches avec l'aide de ses amis
Umemoto et Toriumi ainsi que Sonoko, une prostitueé.
Un jour, en revenant chez lui, le docteur découvre Piet, un soldat hollandais en fuite. Le docteur le
cache mais les soldats le retrouvent et détruisent le matériel du docteur.
Photo : Shohei IMAMURA (casquette)
CRITIQUE
"Dr AKAGI" est un film où la multiplicité des thèmes fait que celui-ci est à part dans le monde du cinéma car ici, il est
question de vrai cinéma et non de marketing.
A vouloir traiter beaucoup de thèmes, le réalisateur donne l'impression aux spectateurs que ce film est en fait le résultat de plusieurs histoires.
C'est ce qui en fait sa force.
Au lieu de passer au rouleu compresseur des sujet tels la medecine, la guerre, le patriotisme, IMAMURA prend le temps de les montrer, de les explorer en filmant des attitudes, des regards ou
bien des situations pouvant aller du grotesque à l'insoutenable.
Ce qui fascine également dans ce film, c'est la personnalité des personnages qui entourent le docteur. On trouve un bonze qui ne sait faire qu'une chose : boire du sake à longueur de journée, un
médecin qui doit se piquer à la morphine pendant une opération chirurgicale.
Cependant, malgré des personnages qu'on pourrait de qualifer de fous, de toxicos, ils nous donnent une sacrée leçon d'humanisme.
IMMAMURA n'oublie pas que l'action se passe pendant la guerre et cela se voit par des scènes d'anthologies baignées dans un réalisme poussé à l'extrème.
En effet, comment ne pas être ému voir écoeuré lorsqu'on voit Piet (J.GAMBLIN) se faire passer à tabac par un général japonais qui ne voit en lui qu'une bête à achever.
S'il y aurait un reproche à faire à ce film, ce serait sa durée. En plus, le rythme est assez lent mais si vous êtes curieux du cinéma asiatique, je vous conseille de découvrir ce film.
Film japonais de Takeshi KITANO (2003)
avec
Takeshi KITANO, Tadanobu ASANO, Mi Chiyo OGUSU, Yui NATSUKAWA
HISTOIRE
Dans le Japon du XIXème siècle, Zatoîchi, un redoutable combattant aveugle, va de ville en ville pour proposer ses services de masseur et exercer son talent de joueur professionnel.
Au fil de sa route, il arrive dans une petite ville soumise à la loi du gang de Ginzo et de son sbire Hattori.
CRITIQUE
Avec "Kill Bill", TARANTINO rendait hommage aux films de sabre, à Bruce Lee, au cinéma asiatique.
Peu de temps après lui, T.KITANO enboîte le pas et nous livre un film des plus originaux dans sa conception. Original car contrairement à "Kill Bill" où l'on avait droit à un schéma classique, le cinéaste japonais utilise à la fois le burlesque, la comédie musicale mais également la surenchère comme cela était déja présent dans les vieux films de samuraïs.
Mais au-delà de ces différentes influences, ce qui rend le film si attrayant vient du fait que KITANO les utilise de façon intelligente. Il ne cherche pas à en abuser, il préfère la jouer par petites touches et le résultat est des plus appréciables.
Bien sûr, tout ast fait avec parcimonie mais encore faut-il savoir les maîtriser et là, le cinéaste ne fait pas fausse route. Sa vision du burlesque, de la comédie musicale se résume en seul mot : grandiose.
Il faut dire que KITANO pour le côté musical a fait appel à une troupe de claquettes et de chorégraphes magnifique : les Stripes. On est également complètement subjugué par le burlesque du film,
digne des Marx Brothers que le cinéaste ne cherche pas à trahir.
Même si comme pour "Dools" KITANO change de registre, de vision par rapport à ces précédents films, on retrouve à travers l'hémoglobine et sa surenchère l'une des influences premières de son
cinéma : la violence.
Finalement, T.KITANO démontre à travers "Zatoïchi" qu'il n'est pas qu'un simple conteur de yakuzas ou de flics déprimés.
Film chinois de Ringo LAM, Johnny TO et Tsui HARK
avec
Louis KOO, Simon YAM, Honglei SUN
HISTOIRE
Trois amis, Sam, Fai et Mok n'ont pas la vie facile.
Un soir, alors qu'ils prennent un verre ensemble, un vieillard leur propose de devenir riche en trouvant un trésor enterré sous un bâtiment du gouvernenment.
Curieux, les trois amis décident de tenter le coup. Ils réussisent. La suite des évènements va mettre leur amitié à rude épreuve et les obligeront à faire un choix.
CRITIQUE
Trois cinéastes cultes aux commandes d'un seul et même film : pari osé, pari réussi.
Encore une fois, le cinéma asiatique nous offre une pépite de polar comme seul lui sait le faire. Au départ, une intrigue qu'on peut qualifier de classique mais qui aux mains de J.TO, R.LAAM et
T.HARK se transforme en une histoire complexe où les apparences sont trompeuses, où les certitudes sont mises à mal.
Au delà du polar, ce film est surtout l'histoire d'hommes pris dans un engrenage infernal qu'ils ne peuvent contrôler et dont ils se demandent si une solution est possible. En fait, ce trésor est
un cadeau empoissoné qu'ils n'auraient jamais dû déterrer.
En plus du trésor, nos trois hommes doivent faire face à un autre problème : leurs poursuivants et là, on se lance dans une course-poursuite où le moindre arrêt est propice à une mort
certaine.
Pour appuyer cette sensation de danger voir de malaise qui plane au dessus des têtes de nos trois protagonistes, les réalisateurs ont pu compter sur un trio d'acteurs des plus intéressants
dans leur jeu, une lumière assez sombre qui reflète bien l'ambiance général du film et comme souvent l'architecture de la ville de Hong-Kong avec ses nombreuses petites ruelles qui se croisent et
s'entrecroisent, lieux propices aux règlements de comptes.
Avec "Triangle", le polar made in Hong-Kong reste le plus inventif, le plus original et nous invite à un voyage qu'on aimerait ne jamais quitter.
La critique de ce film est courte mais la vision de "Triangle" fut un régal.
Film chinois de John Woo
Sortie indéterminée
Film d'animation japonais de Michael ARIAS (2007)
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